Dépérissements

RENDEMENT – LONGÉVITÉ

Le dépérissement se définit par des symptômes touchant le rendement et la mortalité. Il est donc logique de s’intéresser au fonctionnement de la vigne et à son interaction avec les facteurs de dépérissement (biotiques, abiotiques, culturaux…).

La notion de longévité d’une parcelle est quant à elle définie en négatif par une décision d’arrachage. Elle dépend donc du rendement, de la mortalité mais aussi de facteurs économiques et de choix d’exploitation. Chez une plante pérenne comme la vigne, elle dépend aussi des années précédentes (suggérant l’importance de la remise en réserve) et possiblement de choix faits longtemps avant (plants, plantation, plantier). La longévité se trouve donc à l’intersection entre des facteurs agronomiques, pathologiques et économiques.

Articuler fonctionnement de la plante, élaboration du rendement, remise en réserve et défense contre les pathogènes, raisonnement technique et économique, échelles du cep et de la parcelle sont des approches peu explorées jusqu’ici en viticulture, mais qui démarrent depuis 2017 à l’initiative du Plan Dépérissement. L’IFV travaille pour cela dans le cadre de deux projets : LONGVI, piloté par l’IFV et TRADEVI, piloté par l’INRA.

Nouveaux projets

Projet LONGVI : longévité du vignoble, la comprendre pour l’améliorer

Le projet LONGVI est piloté par l’IFV en collaboration avec 10 partenaires dont des chambres d’agriculture, deux unités INRA et une interprofession. Il a démarré en 2017 pour 3 ans et se propose d’aborder la notion de longévité à travers différentes actions touchant aux rendements, aux maladies du bois, à la « qualité » de taille et à la conduction de sève ou encore à la gestion économique d’une parcelle dépérissante.

Diagnostic et hiérarchisation des causes des bas rendements

Un projet sur les rendements méditerranéens avait déjà permis de réaliser un diagnostic des causes des bas rendements sur un secteur test dans le Vaucluse en 2016. Dans LONGVI, ce diagnostic est reproduit dans d’autres régions et sur d’autres cépages, afin d’élaborer une méthodologie permettant de cibler les principales causes de bas rendements dans un contexte donné (cépage, secteur, objectif produit). L’objectif de ce travail est de disposer d’une méthode simple pour cibler les bons leviers à corriger une fois qu’un problème de rendement a été identifié.

Taille, conduction de la sève et dépérissement 

La taille respectueuse des flux de sève est fréquemment conseillée depuis quelques années et fait l’objet de formations. Elle est notamment préconisée dans la lutte contre les maladies du bois pour son impact sur les nécroses dues aux plaies de taille, ce qui en fait donc un facteur de longévité des parcelles.

Si ces principes reposent largement sur l’expérience et l’observation de spécialistes de la taille, les bases physiologiques quant à elles n’ont été que peu étudiées jusqu’ici, et notamment l’impact éventuel de la taille sur la conduction de sève. Pour ce faire, nous sommes assistés par des spécialistes des arbres forestiers de l’UMR PIAF de l’INRA de Clermont-Ferrand.

Premiers résultats en Beaujolais

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Projet TRADEVI : longévité du vignoble, la comprendre pour l’améliorer

L’IFV collabore aussi au projet TRADEVI, piloté par l’INRA de Montpellier, qui vise à mieux connaître le dépérissement et les facteurs impliqués à travers la mise au point d’indicateurs explicatifs du dépérissement. L’IFV collabore plus particulièrement au projet à travers (1) la mise au point d’un indicateur visant à intégrer l’ensemble des pertes liées aux bioagresseurs et aux maladies du bois de la vigne (facteurs biotiques de dépérissement), (2) à la validation des indicateurs sur un réseau de parcelles en Charentes et (3) la fourniture d’un cas appliqué (un modèle conceptuel des maladies du bois) comme modèle pour la création d’un dispositif d’ingénierie des connaissances.

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SOLS ET DÉPÉRISSEMENT

Le plan dépérissement identifie un axe de travail exclusif sur le rôle du sol dans les dépérissements. Le sol est ici pris en tant que support physique, mais aussi à travers sa fertilité biologique. Les interactions avec la vigne sont plus particulièrement ciblées, comme les mécanismes d’élaboration du rendement.

L’IFV travaille ces aspects essentiellement dans le cadre du projet SolAR.

Nouveaux axes de travail

Projet SolAR

Le projet SolAR, porté par l’IFV et en collaboration avec plusieurs partenaires, vise à améliorer les connaissances sur les dépérissements de la vigne attribués à une réduction de la fertilité des sols. Les interactions sol-plante seront étudiées sous l’angle de la fonction de minéralisation de la matière organique avec un focus sur le cycle de l’azote et la composante microbienne du sol. Le projet débutera en octobre 2019 pour une durée de 42 mois.

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L’équipe projet

IFV Pôle Rhône-Méditerranée, IFV Pôle Val de Loire – Centre, IFV Pôle Bourgogne-Beaujolais-Jura-Savoie, IFV Pôle Sud-Ouest.    

M Claverie (84)
L.Gontier (81)
J.Y.Cahurel (69)
M.Bonnisseau (49)
G.Delanoue (37)
X.Burgun (17)
X.Delpuech (34)

Les partenaires

INRA Clermont-Ferrand (UMR PIAF), INRA Bordeaux (UMR SAVE), INRA Supagro Montpellier (UMR System), INRA- AgroSup (UMR Agroécologie), Université de Bourgogne – équipes BIOCOM et EMFEED INRA de Dijon, Institut National Supérieur des sciences agronomique, de l’alimentation et de l’environnement (AgroSup Dijon), Station viticole du BNIC, Chambres d’agriculture (Vaucluse, Gard, Hérault, Drôme, Jura, Loir-et-Cher, Indre-et-Loire, Maine-et-Loire, Gironde)