PARSADA
Origine du PARSADA ?

En 2023, le ministère de l’Agriculture a pris une initiative décisive face au risque de non-ré-approbation de 75 substances actives dans un contexte d’absence de solutions efficaces pour les remplacer. En adoptant la ligne directrice « pas de retrait sans solutions », le ministère a lancé le Plan Stratégique pour l’Anticipation du Retrait Européen des Substances Actives et le Développement d’Alternatives pour la Protection des Cultures, ou PARSADA.
Ce plan vise à rassembler un large éventail de partenaires autour de cette problématique afin de trouver des alternatives viables pour chacune des 7 filières touchées par ces retraits : Grandes cultures/Polyculture élevage, Semences et plants, Horticulture-PPAM, Vigne, Fruits et Légumes (frais et transformés), cultures ultramarines et filière BIO. Pour chaque filière, des cellules d’animation font vivre la dynamique PARSADA en collaborant avec les professionnels pour définir les priorités, élaborer des plans d’action visant à identifier des alternatives, accompagner le montage et la réalisation de projets, relayer les actualités et valoriser les résultats obtenus.
Fonctionnement
Le PARSADA est un plan de financement innovant structuré autour de 8 filières (Grandes cultures, Fruits et légumes frais et transformés, PPAM, Horticulture, Cultures ultramarines, Plants et semences, Vigne et BIO), chacune représentée par une cellule d’animation constituée d’un ou plusieurs instituts techniques. Son originalité ?
- Une approche interfilière et multipartenaire unique
Le côté innovant du PARSADA réside dans la mise en relation d’un très grand nombre de partenaires au sein des projets, favorisant les synergies entre filières et mutualisant les expertises pour répondre aux défis communs de la protection des cultures.
- L’intégration des professionnels au cœur du dispositif
L’originalité majeure du PARSADA est l’intégration systématique des professionnels de chaque filière dans le processus de décision. Organisés en Task Forces, ils évaluent l’intérêt pratique des projets en parallèle des experts du Comité Scientifique et Technique (CST). Leur avis est pris en compte au même titre par le ministère, garantissant que les projets financés répondent aux besoins réels du terrain.
Le processus d’évaluation :

- Définition des priorités : Les cellules d’animation, en concertation avec les professionnels, identifient les risques d’impasse technique et établissent un classement des priorités d’action
- Plans d’action annuels : Chaque année, des propositions d’actions sont réparties sur 4 échelles (connaissances, plantes, champ et communication) et validées lors de Comités InterFilières (CIF)
- Validation multipartie : Ces Comité Inter-Filière (CIF) réunissent les représentants du MAASA, CGAAER, structures de financement tel que FranceAgrimer, experts du CST (INRAE, CNRS, …), cellules d’animation et Task Forces professionnelles
- Ouverture des appels à projets : La validation par les Comité Inter-Filière (CIF) donne lieu à l’ouverture d’appels à projets (AAP) afin de répondre à ces plans d’action qui restent ouverts sur toute la durée du PARSADA, permettant une réactivité continue
- Lettres d’intention : Les porteurs de projets soumettent des lettres d’intention (LI) qui sont travaillées en collaboration avec les cellules d’animation
- Double évaluation : Les projets qui en découlent sont évalués à la fois par le CST (pertinence scientifique) et par les TaskForces (intérêt pratique pour la filière), garantissant une approche à la fois rigoureuse et opérationnelle
- Validation finale : Le passage par le COFIN constitue la dernière étape avant validation ministérielle
Les trois priorités d’action de la filière viticole
L’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV), en tant qu’institut technique de référence pour la filière viticole, a été sollicité pour jouer un rôle de coordination dans le cadre du plan PARSADA. Dès 2023, l’IFV, en concertation avec les professionnels, a défini trois priorités d’action :
La cellule d’animation PARSADA Vigne pilotée par l’IFV
L’IFV assure les missions de la cellule d’animation du PARSADA Vigne. Elles répondent à différents objectifs :
- L’intermédiation entre le ministère de l’Agriculture et des souverainetés alimentaires, l’ACTA et les différents porteurs de projets
- La construction des projets : il s’agit de définir les besoins en bâtissant le plan d’action des appels à projet, mettre en relation les partenaires et apporter un appui technique au montage des projets.
- La coordination des projets avec les différents partenaires
- La communication portée par les chercheurs, les viticulteurs, les conseillers, les techniciens.
Pour contacter la cellule animation :
Pour aller plus loin
Présentation du PARSADA par le ministère
Découvrez la présentation complète du plan PARSADA sur le site du ministère de l’Agriculture
- PARSADA: anticiper le potentiel retrait européen de substances actives | Ecophytopic
- Brochure PARSADA Edition 2026
- Publication des 8 PARSADA Infos
Plans d’action des autres filières
Consultez la procédure de l’appel à projet sur le site de FranceAgrimer
Projets en cours dans les autres filières ?
Explorez tous les projets PARSADA en cours pour l’ensemble des filières sur le site du ministère de l’Agriculture
- Alternatives aux fongicides contre le mildiou et le black rot
Parmi les substances menacées de retrait figurent toutes celles homologuées contre le black rot. De plus, le cuivre et l’ensemble des multi-sites sont également menacés, ce qui pourrait laisser les viticulteurs bio sans solution et rendre la construction de programmes aux alternances cohérentes des modes d’action de plus en plus complexe. Ce constat a rendu la recherche d’alternatives efficaces contre ces champignons un enjeu prioritaire pour la filière.
- Solutions zéro insecticides face à la flavescence dorée et aux ravageurs émergents
Le retrait potentiel de la famille des pyréthrénoïdes et du spinosad suscite des inquiétudes quant à la possibilité de devoir faire face à un avenir sans insecticide avec peu ou pas de solutions alternatives actuelles. Cette situation est d’autant plus préoccupante face à la flavescence dorée, pourtant soumise à une lutte obligatoire et qui malgré cela touche plus de 50% des vignobles, mais aussi face aux ravageurs émergents tels que Jacobasca lybica, Cryptoblabes gnidiella, Aleurocanthusspiniferus, Xylella fastidiosa et Popillia japonica, qui s’implantent de plus en plus en Europe voire en France.
- Alternatives aux herbicides
Enfin, la menace du retrait du glyphosate pourrait conduire à des recherches centrées sur les alternatives viables aux herbicides.
De la construction à l’action : 2024-2025
Les enjeux mis en évidence lors de cette première étape ont conduit à un travail approfondi de construction en 2024, débutant par un état des lieux des connaissances et besoins de la filière concernant le mildiou et le black rot. Cette analyse visait à identifier les initiatives de recherche et les avancées possibles pour les 5 prochaines années.
À partir de ce constat, un plan d’action a été proposé et validé par le ministère et les professionnels du secteur via le CST et les Task Forces. Cette validation a abouti au lancement d’un appel à projets (AAP) géré par FranceAgrimer.
- Vague 1 – Les chiffres clés
Lettres d'intention reçues pour la filière vigne
Projets construits pour la filière Vigne
Partenaires mobilisés
Projets multifilières
La mise en relation de ces acteurs a permis la construction de projets spécifiques à la filière viticole, ainsi que des projets multifilières et un projet de la filière BIO l’incluant également. Ces initiatives devraient être lancées d’ici la fin de l’année 2025.
- Phase 2 – Consolidation et développement
Séminaires organisés
Nouveau projet en construction
Partenaires impliqués
La seconde phase a débuté avec un séminaire, organisé par la cellule d’animation, réunissant une trentaine de participants issus de différents secteurs de la filière (GDON, FREDON, chambres d’agriculture, chercheurs d’INRAE, interprofessions, firmes, etc.), permettant, par une démarche de co-construction, de structurer le projet et de fédérer un large réseau de partenaires autour de solutions durables pour les vignerons face à un avenir sans insecticide.
Cette approche s’étant révélée particulièrement efficiente, elle sera reconduite à l’avenir afin d’alimenter les échanges, les interactions et l’émergence d’idées, tant entre projets qu’entre filières.


