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Le scarabée japonais est déjà présent en Italie et en Suisse depuis 2014. La probabilité qu’il entre en France est haute. Cet insecte ravageur représente une menace pour des centaines d’espèces de végétaux dont la vigne. Cette fiche pratique montre comment l’identifier et rappelle les mesures à adopter dès la première détection.

Ce coléoptère originaire d’Asie a été détecté pour la première fois en Europe continentale, en 2014, dans le nord de l’Italie (Piémont et Lombardie). Les foyers se sont étendus au Tessin suisse en 2017, puis à l’Emilie-Romagne en 2020. Après avoir tenté d’éradiquer cet insecte sans succès, l’Italie et la Suisse sont passés à une stratégie d’enrayement qui consiste à tenter de contenir l’insecte dans les zones de présence. Désormais, ce ravageur est susceptible de coloniser le vignoble français.

Du fait de sa nuisibilité importante pour les plantes hôtes et des impacts économiques potentiels, le scarabée japonais est classé comme organisme de quarantaine prioritaire au sein de l’Union européenne.
A l’état adulte (juin à septembre), le scarabée japonais s’attaque à la vigne, ainsi qu’à de nombreuses autres espèces végétales : maïs, soja, noyer, pommier, poirier, prunier, pêcher et petits fruits (framboisier, fraisier), rosier, arbres (platane, marronnier, peuplier, tilleul, bouleau, érable, saule, orme). Au stade larvaire, il infeste essentiellement les racines des graminées (ray-grass, fétuques, pâturin, …).
La surveillance des vignes est primordiale. Les dégâts et les insectes sont facilement reconnaissables.

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