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Le colloque intitulé « Donner une ambition au vin français » s’est tenu à l’Assemblée nationale le mardi 28 avril. Présidé par le député Julien Dive et animé par le journaliste Pascal Perri, l’évènement a réuni dix intervenants autour de trois tables rondes thématiques. Dans ce cadre, Bernard Angelras, président de l’IFV, est intervenu sur l’effet du changement climatique sur les vignobles et l’adaptation de la filière.

Un secteur clé en pleine mutation 

Avec près de 800 000 hectares de surface et 37 millions d’hectolitres produits en 2024¹la viticulture demeure un pilier de l’économie française. Toutefois, la filière doit aujourd’hui composer avec une concurrence internationale accrue, des tensions géopolitiques et économiques croissantes et une évolution récente et marquée des modes de consommation. À ces transformations s’ajoute un changement climatique déjà à l’œuvre depuis déjà plusieurs années. 

Le changement climatique, un défi majeur pour la filière 

Lors de la table ronde consacrée au climat, l’IFV a mis en lumière les nombreux impacts du changement climatique constatés dans les vignobles : vendanges avancées, débourrement plus précoce exposant davantage au gel, multiplication des épisodes extrêmes et pression sanitaire accrue. Autant de bouleversements qui nécessitent l’adaptation constante des pratiques viticoles. 

L’innovation comme levier d’adaptation 

À cette occasion, Bernard Angelras a rappelé le rôle clé de l’innovation pour accompagner la filière face à ce défi. La création de variétés résistantes, notamment, occupe une place centrale et stratégique. Des travaux menés conjointement avec les organismes de recherche et l’INAO ont conduit à l’intégration de ces variétés dans les cahiers des charges, permettant ainsi de concilier adaptation climatique et respect des typicités régionales. L’IFV accompagne également la transition technique du vignoble, à travers le développement d’outils d’aide à la décision comme Decitrait® ou Optidose®, qui permettent d’optimiser les pratiques culturales, d’anticiper les risques et de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires. 

Une mobilisation collective 

Face aux défis économiques et climatiques, l’institut s’appuie sur un solide réseau de partenaires pour accélérer l’innovation et accompagner durablement les producteurs. Depuis plus d’une décennie maintenant, l’IFV est pleinement mobilisé aux côtés dINRAE, Chambres d’agriculture, CNIV, interprofessions, FranceAgriMer et INAO. Cette coopération s’est concrétisée notamment à travers des projets structurants comme LACCAVE et Vitilience, véritables cadres d’expérimentation et de déploiement de solutions innovantes à l’échelle nationale. 

Dans un contexte incertain, l’IFV confirme ainsi son rôle moteur : fédérer la recherche, accélérer l’innovation et accompagner les viticulteurs dans ses transitions en assurant la rentabilité des exploitations. 

 ¹ chiffres Agreste 

Télécharger le compte-rendu du colloque