DEVELOPPER LES METHODES POUR LA VITICULTURE BIOLOGIQUE

Responsable : Gilles Sentenac

Gestion du patrimoine organique des sols

Contact : Jean-Yves Cahurel

 

Intérêt pour la filière

Les matières organiques jouent un rôle important dans le fonctionnement global du sol, au travers de ses composantes physique, chimique et biologique. En particulier, leurs propriétés confèrent au sol des aptitudes plus ou moins importantes en termes de limitation du ruissellement, de l'érosion ou du tassement, tout en permettant le stockage et la fourniture d'éléments minéraux. Elles jouent également un rôle majeur dans la fonction épuratrice du sol en améliorant la rétention des micropolluants organiques et des pesticides.
La gestion de ce patrimoine organique du sol est donc primordiale pour la conservation des propriétés des sols et s'inscrit donc dans les actions prioritaires à mener dans le contexte de la préservation des sols.
Toutefois, la complexité de ces matières organiques, liée à leur diversité en terme chimique, granulométrique et compartimentale, rend le diagnostic au niveau du sol assez délicat et, en conséquence, leur gestion pratique difficile. A cela il convient de rajouter l'extrême diversité des produits organiques exogènes à disposition sur le marché, pour comprendre les difficultés auxquelles sont confrontées les acteurs de développement en terme de conseil, les outils d'appréciation au niveau du sol et des produits organiques étant très limités ou très peu développés (même si la révision prochaine de la norme sur les amendements organiques devrait apporter un plus significatif à ce niveau).
L'objectif de cette action est d'améliorer le conseil en terme de gestion de la matière organique, par une meilleure connaissance du type de produit à apporter en liaison avec les besoins au niveau du sol et les effets attendus, tout en prenant en compte les conditions pédo-climatiques et les conditions d'entretien du sol ainsi que les exigences régionales en terme de vin à élaborer.

Partenaires techniques

Centres IFV d’Angers, Gaillac, Nîmes et Villefranche-sur-Saône, ENESAD, Agro-Transfert, chambres d'agriculture de la Drôme, de la Dordogne, de la Gironde et du Vaucluse), SICAREX Beaujolais.

Résultats acquis en 2010

L'idée est de constituer un réseau national d'expérimentations sur le sujet, avec des objectifs généraux et des protocoles de suivi communs. Les intérêts principaux de ce mode de fonctionnement résident d'une part dans la couverture relativement large qui peut en être attendu, et donc la prise en compte de conditions pédo-climatiques variées, et d'autre part, dans la collaboration entre organismes à différents échelons de la R et D (IFV, INRA, Chambres d'Agriculture) qui devrait permettre à terme une bonne diffusion des résultats de ces études (en particulier au niveau développement).
La seconde partie du réseau (1 parcelle en Val de Loire, 1 parcelle chez chaque partenaire Chambre) a été mise en place l'hiver 2009-2010 : caractérisation du sol, apport des amendements, caractérisation physico-chimique des apports.
Pour les essais ayant démarré l'année dernière, quelques effets sont visibles en termes de vigueur et de rendement, qui restent cependant à confirmer sur le long terme : effet positif du marc de raisin en Languedoc, des humus du commerce à Gaillac et en Beaujolais.
Les données accumulées sur ces deux premières années d'expérimentation sur les teneurs en C et N des bois de taille et des rognages permettent de constater qu'elles varient très peu d'une modalité à l'autre, alors que des différences sensibles sont mises en évidence annuellement. Une simplification du protocole à ce niveau est prévue pour 2011, en limitant la détermination des teneurs en C et N au seul Témoin. Ces résultats restent tout de même à confirmer sur les modalités enherbées.
L'estimation de la quantité de feuilles restées au sol après vendange est délicate car ces quantités se répartissent de façon très hétérogène dans la parcelle. L'estimation se fera donc dorénavant de façon binaire : absence ou présence de feuilles au sol. Par contre les données recueillies sur ces deux années étant en phase avec les données bibliographiques, la teneur des feuilles au sol ne sera plus déterminée.
Par contre, les données concernant les teneurs en C et N des adventices restent à confirmer sur une année supplémentaire.

Bibliographie, interventions

- CAHUREL J-Y. Gestion de la matière organique en viticulture – 21/04/2010 – ISARA – Lyon

- GONTIER L. La fertilisation de la vigne : gestion du statut organique du sol, gestion du statut acido-basique, fertilisation azotée – 4/02/2010 – Journée technique Saint Sardos

- CAHUREL J-Y et al. Rapport d'évaluation du projet GESOL – Lien internet : http://www.vignevin.com/menu-haut/actualites/article.html?tx_ttnews%5Btt_news%5D=301&tx_ttnews%5BbackPid%5D=918&cHash=9979cae332

 

Zéro herbicide

Contact : Christophe Gaviglio

 

Intérêt de la filière

Zéro Herbicide vise à préparer la filière aux enjeux de réduction d’emploi des intrants phytosanitaires. Les herbicides sont particulièrement visés car ils sont appliqués au sol et retrouvés dans les nappes phréatiques. L’action permet d’acquérir des références techniques et économiques sur l’impact des pratiques d’entretien du sol sans herbicides, telles que le désherbage mécanique ou l’enherbement sous le rang..

Partenaires techniques et scientifiques

Constructeurs et distributeurs de matériel, semenciers (RAGT, BARENBRUG), INRA, CEMAGREF, fermees expérimentales, chambres d’Agriculture

Résultats acquis en 2010

Enherbement semé et enherbement naturel sous le rang sont comparés sur les plans technique (effets sur la vigne, impacts quantitatif et qualitatif sur la production) et économique, aux désherbages chimique et mécanique du rang.
Après quatre campagnes de mise en œuvre, nous notons un bon comportement des couverts végétaux semés en termes de contrôle de la flore adventice. Sur les plans agronomique et œnologique, l’enherbement total induit des effets déjà observés lors d’expérimentations sur la mise en place d’un couvert végétal inter-rang : réduction du rendement et de la vigueur, réduction de la teneur en azote des moûts, augmentation du degré potentiel et de la teneur en polyphénols – l’intensité de ces impacts étant cependant très variable selon les sites expérimentaux (niveau de réserve hydrique, cépage) et les modalités testées (types de couverts végétaux). Certains couverts végétaux apparaissent ainsi assez prometteurs vis-à-vis de nos objectifs. Les compositions contenant une plus grande proportion de Koeleria macanthra ont notamment entraîné la plus faible compétition vis-à-vis de la vigne.
Une expérimentation sur la faisabilité de l’utilisation de paillages sous le rang comme solution de lutte contre les adventices a été mise en place au printemps 2010. Différents types de paillages sont comparés à un témoin désherbage mécanique, sur une parcelle conduite en viticulture biologique : paille de céréales compressée, chènevotte (chanvre), écorces de châtaignier.
Le bilan de la campagne 2010 en termes d’efficacité des paillages vis-à-vis des adventices est plutôt positif : nous notons notamment une bonne limitation de la pression adventice au printemps pour la chènevotte et les écorces de châtaignier en comparaison au témoin désherbé mécaniquement. Cependant au vu du coût de mise en place élevé de cette technique, elle ne peut être rentable que si l’efficacité des paillages est durable au minimum 2-3 ans. L’expérimentation sera donc poursuivie en 2011 afin (i) d’évaluer la durabilité dans le temps de l’efficacité des différents paillages ; (ii) de mesurer les éventuels arrières-effets sur la vigne de la mise en place de ces paillages. En effet, ces paillages naturels sont une source de matière organique et interagissent donc avec le sol.
Le désherbage mécanique intercep a impact dépréciatif sur le rendement et la vigueur, plus ou moins fort en fonction des situations dans lesquelles il est testé. En 2010, on observe pour la première fois une inflexion des rendements pour la parcelle de Merlot désherbée mécaniquement et un rééquilibrage pour la parcelle de Duras qui était auparavant la plus affectée par le changement de pratique. Le critère du type d’outil employé pour le désherbage mécanique (décavaillonneuse vs houe rotative) semble s’estomper avec le temps, montrant la capacité du réseau racinaire à s’adapter aux conditions fixées par l’entretien du sol.

Communications

- Gaviglio C., 2010. Impact technico-économique du désherbage mécanique sou le rang de vigne, synthèse de 5 années d’essais, COLUMA.
- Gontier L., 2010. Total grass cover in vineyards : an innovative and promising soil management practice to reduce the use of herbicides, OIV, poster
- Gaviglio C., 2010. Travail du sol : choisir un itinéraire et le matériel adapté, conférence SIVAL.
- Gontier L., Gaviglio C., 2010. Entretien du sol : les alternatives au désherbage chimique, conférence VINITECH SIFEL.
-  Gaviglio C., 2010. Désherbage mécanique, les différentes stratégies et le coût, Colloque Techniloire.
-  Gaviglio C., 2010. Le travail du sol sous le rang, aspects techniques et économiques, Entretiens du Beaujolais.
- Gontier L., 2010. Paillage sous le rang: une 3ème alternative au désherbage chimique à l'étude, La grappe d’autan
-  Gaviglio C., 2010. Travail du sol interceps : stratégie, mise en œuvre et coût, EVVLR
-  Gontier L., 2010. L’enherbement de la vigne : du choix des espèces aux résultats agronomiques, Journée Technique Marcillac
-  Gontier L., 2010. L'enherbement sous le rang : 1ers résultats et perspectives, Journée Technique Madiran

 

Lutte biologique contre les ravageurs

Contact : Gilles Sentenac

 

Intérêt pour la filière

Produire du raisin de qualité, assurer un revenu équitable au vigneron, sauvegarder le patrimoine viticole, protéger l'environnement, tels sont les défis du viticulteur, du chercheur, du technicien. La Production Intégrée est une voie intéressante pour assurer une viticulture durable (extrait de la préface des directives pour la Production Intégrée en viticulture, 1ère édition Bull. OILB Vol. 19(10), 1996 ).
Dans ce contexte où un des objectifs est de minimiser les effets non intentionnels indésirables ainsi que l'utilisation des produits phytopharmaceutiques, la protection du vignoble doit privilégier la mise en œuvre de méthodes de lutte écologiques. Par conséquent, en concomitance avec une connaissance exhaustive des profils éco-toxicologiques des produits phytosanitaires, l'étude des méthodes de lutte biologique devient une orientation prioritaire.
L'inventaire des auxiliaires invertébrés indigènes est à présent réalisé. Aussi après la mise en œuvre de la lutte biologique par conservation contre les acariens phytophages et une étude sur la faisabilité d'une lutte biologique par augmentation contre les cicadelles Empoasca vitis Goethe et Scaphoideus titanus Ball, nos efforts portent actuellement sur la lutte biologique contre les cochenilles farineuses Heliococcus bohemicus Sulc, Phenacoccus aceris (Signoret) et la coccidae Parthenolecanium corni (Bouché). Nous essaierons également dans le cadre de ce projet, d’apporter des précisions sur l’activité insectivore des chauves-souris au vignoble.

Partenaires techniques et scientifiques de l'action

Philippe Kreiter, Alexandre Fleisch - INRA Centre de Sophia-Antipolis, Unité Expérimentale de Lutte biologique ; Gerard Delvare - CIRAD de Montpellier ; Claire Villemant – MNHN ; Michel Martinez – INRA SupAgro Montpellier ; Philippe Kuntzmann – IFV Pôle Alsace ; Yves Tupinier

Résultats acquis en 2010

Étude préliminaire sur l’activité insectivore des chiroptères dans le vignoble

Suite à une étude réalisée dans le vignoble de Bourgogne, huit espèces de chauves-souris ont été identifiées à l’aide d’un détecteur d’ultrasons Pettersson D 240x. Ce milieu cultivé est fréquenté par les Chiroptères, notamment par Pipistrellus pipistrellus, Pipistrellus kuhlii, Miniopterus schreibersii, Myotis myotis ou Myotis blythii, Myotis mystacinus, Nyctalus lesleri, Eptesicus serotinus, Hypsugo savii.
Outre des vols de transit, une activité de chasse est mise en évidence dans les vignes du Mont-Battois, d’Echevronne, de Vosne-Romanée et Nuits Saint-Georges, sans pour autant que des séances de captures aient été enregistrées sauf dans un cas (Echevronne). Les pipistrelles sont les plus communément rencontrées quel que soit le site.
En 2010, une méthodologie permettant de quantifier rigoureusement l’indice d’activité des chauves-souris a été mise en œuvre deux soirées consécutives mais uniquement sur deux sites. Sur le site de Meursault Les Perrières, le 29 et 30 septembre, l’indice d’activité est respectivement de 2 et 3 contacts/heure, P. pipistrellus présente une activité de chasse les deux soirées alors que N. lesleri et H. savii sont en transit. Sur le site du Clos des Epeneaux, aux mêmes dates, l’indice d’activité est de 1 et 0 contact/heure, P. kuhlii ne présente qu’une activité de transit.

Lutte biologique contre la cochenille farineuse Heliococcus bohemicus Sulc au moyen  de lâchers d’Ericydnus sipylus (bilan de 4 années d’étude)

Les stratégies mises à la disposition des viticulteurs pour lutter contre les cochenilles farineuses, reposent sur l’emploi d’insecticides neurotoxiques. La seule méthode alternative évaluée repose sur l’utilisation du prédateur généraliste Chrysoperla lucasina (Lacroix). Nous nous proposons, en conditions de plein champ, d’évaluer l’activité biologique de l’Encyrtidae Ericydnus sipylus (Walker), parasitoïde majeur d’ Heliococcus bohemicus Sulc dont l’élevage est maîtrisé. Les apports de parasitoïdes sont effectués en 2007 et 2008.
Si les trois premiers lâchers réalisés en 2007 semblent ne pas avoir eu d’effet sur les populations de cochenilles, les quatrièmes et cinquièmes lâchers engendrent des différences entre modalités statistiquement significatives. Les efficacités sont modestes de l’ordre de 35 et 45 %. Le contrôle biologique est plus soutenu au cours des campagnes 2008 et 2009, la modalité « lâcher » est alors significativement inférieure à la modalité « témoin ». Une réduction de 50 à 60 % des populations est obtenue sur les femelles et larves âgées génération 2007, elle atteint des valeurs comprises entre 75 et 85 % sur les jeunes larves génération 2008. L’efficacité augmente encore en 2009, année où les lâchers ont été interrompus : 80 % sur les femelles et larves âgées génération 2008, 80 à 90 % sur les jeunes larves génération 2009.
Si les différences de densités d’H. bohemicus entre modalités sont dues à l’efficacité du parasitoïde introduit, le faible niveau des populations rencontrées au cours de l’été 2008 et durant l’année 2009 dans la modalité « témoin » est certainement imputable, pour une part à la présence et à l’activité du parasitoïde Anagyrus szodensis ainsi que des prédateurs suivants : Exochomus quadripustulatus (Linné), Hippodamia variegata Goeze, Harmonia axyridis (Pallas), Coccinella septempunctata Linné, Nephus quadrimaculatus (Herbst) et Chrysoperla carnea (Stephens), pour une autre part à la dispersion et à l’activité d’Ericydnus sipylus bien au-delà des zones où il a été introduit.

Lutte biologique contre les cochenilles farineuses Phenacoccus aceris (Signoret) et Heliococcus bohemicus Sulc au moyen de lâchers de Cryptolaemus montrouzieri Mulsant

Les stratégies mises à la disposition des viticulteurs pour lutter contre les cochenilles farineuses, reposent sur l’emploi d’insecticides neurotoxiques. La seule méthode alternative évaluée repose sur l’utilisation du prédateur généraliste Chrysoperla lucasina (Lacroix). Nous nous proposons, en conditions de plein champ, d’évaluer l’activité biologique de l’Encyrtidae Ericydnus sipylus (Walker), parasitoïde majeur d’ Heliococcus bohemicus Sulc dont l’élevage est maîtrisé. Les apports de parasitoïdes sont effectués en 2007 et 2008.
Les trois premiers lâchers réalisés en 2007 semblent ne pas avoir eu d’effet sur les populations de cochenilles, les quatrièmes et cinquièmes lâchers engendrent quant à eux des différences entre modalités statistiquement significatives. Les efficacités sont modestes de l’ordre de 35 et 45 %. Le contrôle biologique est plus conséquent en 2008, deuxième année d’apport d’agents de lutte biologique, ainsi qu’en 2009 et 2010, campagnes sans apport d’auxiliaires. La modalité « lâcher » est toujours significativement inférieure à la modalité « témoin ». Une réduction de 50 à 60 % des populations est obtenue sur les femelles et larves âgées au printemps 2008, elle atteint des valeurs comprises entre 75 et 85 % sur les jeunes larves en été 2008. L’efficacité en 2009 et 2010 se maintient pratiquement à des niveaux proches: 60 à 80 % sur les femelles et larves âgées, 60 à 90 % sur les jeunes larves.
Si les différences de densités d’H. bohemicus entre modalités sont dues à l’efficacité du parasitoïde introduit, le faible niveau des populations rencontrées au cours de l’été 2008 et durant les années 2009 et 2010 dans la modalité « témoin » est certainement imputable pour une part à la présence, surtout en 2008, de prédateurs occasionnels ou réguliers, pour une autre part à l’activité des parasitoïdes A. szodensis et E. sipylus, ce dernier s’étant dispersé et implanté bien au-delà des zones où il a été introduit.

Lutte biologique contre les cochenilles farineuses Phenacoccus aceris (Signoret) et Heliococcus bohemicus Sult au moyen de lâchers de Cryptolaemus montrouzieri Mulsant (2e année de suivi)

La recherche d’un prédateur de Pseudococcidae ayant une longue période d’activité, non perturbée par la relation symbiotique liant les fourmis et les cochenilles, nous a conduit à évaluer l’efficacité d’une coccinelle cocciphage, Cryptolaemus montrouzieri. Le dispositif expérimental retenu est un essai en blocs éclatés à 8 répétitions, validé suite à l’analyse des résultats issus des différentes observations réalisées en 2008 et 2009 avant traitement.
En 2009, dans les conditions de l’expérimentation, les dix lâchers de Cryptolaemus montrouzieri au stade L2 âgée/L3 jeune, effectués tous les quinze jours, ont permis de réguler significativement les populations de Phenacoccus aceris et d’Heliococcus bohemicus, cette dernière étant désormais pratiquement en voie d’extinction sur le site. L’efficacité obtenue est de 77 % alors que le témoin présente, en période de maturité, une densité que l’on peut qualifiée de très élevée de 121 cochenilles farineuses par lot de 10 feuilles. Les larves de Cryptolaemus montrouzieri sont particulièrement actives sur œufs et jeunes larves de P. aceris. Des auxiliaires autochtones comme Nephus quadrimaculatus, Dichochrysa prasina et Anagyrus shoenherri œuvrent à la régulation des P. aceris.
En 2010, l’effondrement des populations de P. aceris, pour des raisons qui nous sont encore inconnues, n’a pas autorisé la poursuite du programme expérimental : les lâchers d’auxiliaires n’ont pas eu lieu. Malgré cette chute des populations les différences entre modalités sont encore statistiquement significatives.

Efficacité au vignoble de la coccinelle Exochomus quadripustulatus (Linné) comme agent de lutte biologique contre la cochenille Parthenolecanium corni (Bouché)  (seconde année de lâchers)

La perspective de disposer des parasitoïdes majeurs de Parthenolecanium corni s’éloignant, nous nous sommes intéressés à l’évaluation en plein champ de l’efficacité du prédateur Exochomus quadripustulatus. La cochenille du cornouiller n’est pas citée dans son régime alimentaire mais un essai réalisé au cours de l’année 2008, en condition de non choix, nous a indiqué que nous avions là, un candidat potentiel d’agent de lutte biologique.
Un dispositif expérimental de 14 parcelles élémentaires, appariées deux à deux selon leur  niveau de population, a été retenu et validé en 2007 et 2008. Exochomus quadripustulatus se révèle être un agent efficace de lutte biologique contre Parthenomlecanium corni. Seuls les lâchers réalisés sur les stades juvéniles de la cochenille du cornouiller, L1 et jeune L2, sont opérants. En 2009, trois lâchers successifs, apportant de 7 à 16 larves L3 de coccinelle à virgules par cep, permettent d’obtenir une efficacité de 69 %. Les effets de cette régulation sont encore perceptibles au printemps 2010, ils s’estompent fin mai début juin suite à une diminution non expliquée des effectifs dans la modalité témoin. Au cours de la deuxième année d’étude, les trois lâchers apportent de 7 à 8 larves d’E. quadripustulatus par cep, l’efficacité qui en résulte est à nouveau de 70 % malgré une dynamique des populations relativement chaotique. Les larves d’E. quadripustulatus introduites peuvent achever leur cycle sur vigne et résistent bien aux attaques des fourmis.

Lutte biologique contre la Pseudococcidae Heliococcus bohemicus Sulc au moyen d’une stratégie mettant en œuvre deux prédateurs, Chrysoperla sp. et Exochomus quadripustulatus (Linné)

dLa volonté de réduire de moitié l’usage des produits phytopharmaceutiques met en exergue la nécessité d’une mise à disposition de méthodes alternatives comme entre autres la lutte biologique. L’objectif de cette étude est de mettre au point et d’évaluer une combinaison des méthodes de lutte biologique contre la cochenille Heliococcus bohemicus. Les moyens biologiques mis en œuvre sont d’ores et déjà commercialisés, notamment par la société Koppert, il s’agit de Chrysoperla sp. et d’Exochomus quadripustulatus.
En présence de fourmis on ne peut pas faire l’économie de la mise en place au printemps d’un dispositif dont la vocation est de limiter en partie la fréquentation des ceps par ces dernières. Au cours de cette première année d’étude, l’emploi des deux agents de lutte biologique a permis de réguler de manière satisfaisante les populations d’Helicoccus bohemicus. L’efficacité obtenue en fin de campagne, à l’optimum des effectifs de Pseudococcidae, est de 64 %, sans que nous soyons en mesure de préciser l’activité respective de Chrysoperla sp et d’E. quadripustulatus.
Le parasitisme naturel des femelles d’H. bohemicus, principalement dû à l’activité Ericydnus sipylus est modeste, de l’ordre de 17 %. Plusieurs auxiliaires, occasionnels ou non, ont été observés sur le site expérimental : Exochomus quadripustulatus (Linné), Coccinella septempunctata Linné, Dichochrysa prasina (Burmeister) et Ericydnus theron Trjapitzin.

Communications

- Sentenac G., 2000-2003. Les antagonistes naturels des insectes ravageurs de la vigne. Compte rendu d'activités par projet. Édition ITV France.
- Sentenac G., Kuntzmann Ph., 2003. Étude des cochenilles et des antagonistes qui leur sont associés dans les vignobles de Bourgogne et d'Alsace de 2000 à 2002. Bulletin OILB SROP Vol. 26 (8) 2003 : 247-252.
- Sentenac G., 2004. Les antagonistes naturels de la cicadelle des grillures, Empoasca vitis Goethe. Étude de faisabilité d'une lutte biologique par augmentation. MONDIAVITI, 1-2 décembre 2004 : 25-37.
- Sentenac G., 2007. Biological control of Pseudococcidae Heliococcus bohemicus and Phenacoccus aceris with the predatory Chrysoperla lucasina. Bulletin OILB SROP: Vol.36, 2008 :343-349.
- Sentenac G, 2008. Chrysoperla lucasina (Lacroix) agent de lutte biologique contre les cochenilles farineuses sur vigne Heliococcus bohemicus Sulc et Phenacoccus aceris (Signoret). 8 ème Conférence Internationale sur les ravageurs en Agriculture. Montpellier, 22 et 23 octobre 2008 : 408-416.
- Sentenac G. et Thiéry D., 2008. Les méthodes de lutte biologique ou biotechnique contre les insectes et acariens nuisibles à la vigne. MONDIAVITI, 3.et 4 décembre 2008 : 29 – 41.
- Sentenac G., Kuntzmann P., Perez L., Gili A., Kreiter P., 2009. Biological control of Heliococcus bohemicus Sulc (Hemiptera : Pseudococcidae) with the natural enemy Ericydnus sipylus (Walker) (Hymenoptera : Encyrtidae). Freiburg - Bulletin OILB SROP: sous presse.
- Ouvrage collectif coordonné par Sentenac G. 2011. La faune auxiliaire des vignobles de France. Éditions France Agricole : sous presse.

 

Méthodes alternatives à la lutte chimique contre l'oïdium et le mildiou

Contact : Nicolas Aveline

 

Intérêt pour la filière

L’utilisation de méthodes alternatives regroupant des produits à faible risques (produits alternatifs, PNPP) ou à mécanisme d’action original (Stimulateur des défenses) sont une des solutions à intégrer pour réduire le recours aux intrants classiques pour lutter contre les maladies de la vigne. Ces produits, parfois déjà proposés au viticulteur, sont entouré d’un flou important sur leur utilisation et leur efficacité. Les actions à l’IFV sur ce thème ont pour objectifs d’évaluer les produits, de définir leur mode d’emploi et de les intégrer au sein d’un programme de protection saisonnier.

Partenaires techniques et scientifiques de l'action

ITAB (Monique Jonis) ; INRA Bordeaux (UMR SAVE-ISVV) ; FORCE-A ; GESVAB (ISVV) ; chambres d’agriculture de la Gironde, de la Dordogne et des Pyrénées-Atlantiques.

Résultats acquis en 2010

Les Evaluation de Produits Naturels Peu Préoccupants (PNPP) contre le mildiou et l’oïdium de la vigne (Projet CASDAR « 4P » coordonné par l’ITAB)

Des infusions de plantes sèches (prêle, saule, armoise et menthe poivrée) ont été testées en association avec des faibles doses de cuivre ou de soufre contre le mildiou (Bordeaux) et l’oïdium (Nîmes) au vignoble. La faible pression mildiou rencontrée en 2010 sur le Bordelais n’a pas permis d’obtenir des résultats analysables. Pour l’oïdium, les PNPP testés n’ont pas apporté une efficacité supérieure aux doses de soufre associées. Ces conclusions sont les mêmes pour les autres intervenants du projet CASDAR « 4P ». L’analyse par l’Université de Perpignan des PNPP employé a conduit à préférer une extraction hydro-alcoolique plutôt qu’une infusion simple à l’eau pour obtenir des extraits plus concentrés en composés d’intérêt et peut-être plus efficaces. Ce sont ces préparations hydro-alcooliques qui seront testées en 2011.

Modulation de l’emploi de SDN selon la pression parasitaire mildiou au sein d ‘un programme de traitement

L’essai réalisé utilise une règle de décision pour employer de façon conjointe les produits conventionnels et les produits alternatifs, selon la pression parasitaire du mildiou prédite par le modèle Potentiel-Système 2010 et le stade végétatif de la vigne. Le but est de piloter l’usage des produits alternatifs pour les faire intervenir dans des zones de faible à moyenne pression et de réserver les interventions avec des produits classiques lors des périodes de risques épidémiques forts.
En 2010, l’essai a fait intervenir 2 produits avec des propriétés SDN mais non homologués comme produits phytosanitaires : le Nutriphite (phosphite de potassium) et l’Elistim (extrait de levures) contre Plasmopara viticola. Une forte pression s’est installée sur la parcelle, sans doute due au mulch de sarments, qui a un peu fausser les règles d’intervention. Les résultats sont mitigés : la stratégie faisant intervenir le Nutriphite n’a pas permis d’obtenir une protection idéale, mais on observe une certaine efficacité. Des pistes restent à creuser pour améliorer la règle avec l’emploi de phosphites. A contrario, l’utilisation de l’Elistim s’est révélée inefficace dans la stratégie.

Spatialisation de l’application de phosphites pour optimiser leur utilisation contre le mildiou de la vigne

La « spatialisation » des phosphites est une utilisation de ces produits de façon originale pour optimiser l’efficacité de ces produits associés à des doses réduites de produits conventionnels de contact. L’idée est de pulvérisé préférentiellement les phosphites sur le feuillage (où ils sont le plus efficaces) et de réserver l’application de la dose pleine à la seule zone des grappes. Les résultats d’un essai montrent que la stratégie donne de bons résultats mais sur une pression mildiou assez moyenne. D’autre part, son transfert pour des conditions de production est pour l’instant impossible car elle nécessite 2 passages. Mais les perspectives de pulvérisateurs à plusieurs cuves ou à injection directe montrent que ce type de stratégie sera peut-être d’actualité dans quelques années.

Etude du Multiplex® 330 pour caractériser la réaction de feuilles de vigne à l’application d’un éliciteur (Partenariat IFV INRA FORCE-A ISVV)

Les essais ont pour but d’utiliser le Multiplex pour mettre en évidence une réaction de feuilles de vigne après l’application d’un produit éliciteur. Cette année, Force-A a mis au point un prototype Multiplex dont les longueurs d’onde sont plus adaptées aux polyphénols. Les expérimentations en laboratoire (feuilles en survie) ont révélé une bonne corrélation avec une gamme de resvératrol, une bonne mesure de réponses face au stress UV-C, une stabilité de la fluorescence de base. En termes de résultats, les essais ont débouché sur l’ajustement du protocole de mesure au laboratoire. Les essais « classiques » de suivi sur 7 jours n’ont pas montré de réels « pics » de fluorescence (en présence ou non de mildiou). Les essais recentrés sur une mesure plus rapide entre 0 et 12h après application ont montré un réel pic de fluorescence à environ 9h avec une molécule élicitrice.

Communications

- Aveline N., 2009. Produits alternatifs et SDN pour protéger la vigne. Les Entretiens Viti-Vinicoles Rhônes Méditerranée, 12 mars 2009 : 3-8.
- Aveline N., 2009. Posters (évaluation produits et outil Multiplex®) OILB novembre 2009 – Freiburg D
- Constant N., 2009. Test de l’efficacité de produits naturels pour lutter contre l’oïdium de la vigne. Les Entretiens Viti-Vinicoles Rhône Méditerranée, 12 mars 2009 : 9-11.
- Molot B., 2009. Solutions alternatives : bilan et perspectives 2008. Les Entretiens Viti-Vinicoles Rhônes Méditerranée, 12 mars 2009 : 12-14.
-Aveline N. et al, Poster Outil Multiplex® 6th International Workshop on Grapevine Downy and Powdery Mildew, Bordeaux juillet 2010.

Stratégies intégrées de lutte contre les champignons pathogènes en viticulture biologiques

Contact : Bernard Molot

 

Intérêt pour la filière

Aider à la diminution des intrants notamment cupriques en viticulture biologique.
Evaluer l’impact de méthodes alternatives proposées aux viticulteurs en démarche AB.

Partenaires techniques et scientifiques de l'action

IFV de Gaillac.

Résultats acquis de 2008 à 2010

La déclinaison AB du POD Mildium de l’INRA de Bordeaux  permet une nette réduction des apports de soufre et de cuivre mais exige une technicité accrue, une très forte réactivité aux aléas climatiques et constitue in fine une prise de risque accrue.
Les méthodes alternatives « Plante » et « Cousinié » n’ont pas entraîné d’effets significatifs sur les critères pédologiques et agronomiques de la parcelle, ni sur l’état sanitaire de la vendange.

 

Pratiques oenologiques à impact environnemental réduit - vins biologiques

Contact : Philippe Cottereau

 

Intérêt pour la filière

Ces travaux s’inscrivent dans la suite du Programme Européen ORWINE, terminé en juin 2009 et répondent aux objectifs du Grenelle de l’environnement, obtention de références  sur de nouvelles ou d’anciennes pratiques œnologiques dans le cas des vinifications « bio ».
Le projet ORWINE financé par l’Union Européenne a permis de faire des propositions à la Commission Européenne en vue de la nouvelle réglementation « vin biologique » qui devait être effective au 1ier août 2010.
Ce programme se proposait de répondre aux attentes suivantes :
•  Besoin de réglementer la vinification « biologique » à l’échelle européenne
•  Attentes et exigences sur le contenu de cette réglementation (à la fois du point de vue des consommateurs et des producteurs, selon les pays)
•  Perceptions différentes du concept de « vin biologique » qui vont du vin à faible teneur en SO2 au produit hautement lié au terroir avec des limitations strictes sur les technologies et additifs utilisables.
A la suite de ce programme, un groupe de travail financé par France AgriMer s’est mis en place sur la vinification biologique. En effet, il est vite apparu que l’acceptation ou le refus de techniques par les opérateurs bio ne se résume pas à l’examen scientifique des résultats mais prend en compte des critères plus larges, certains étant même interprétés selon  des règles éthiques ou philosophiques. Dans ce but, il a été demandé de réaliser une grille d’évaluation des pratiques œnologiques avec toutes les informations disponibles et ainsi permettre un choix entre ces diverses possibilités (à un niveau réglementaire, chartes privées, producteurs…). La réglementation bio qui devait entrer en vigueur au 1 août 2010 n’a pas été votée, la commission préférant retirer son projet. En conséquence, le travail du groupe « vinification biologique », apportera des éléments importants dans les futures discussions qui devront être reprises. Le vin serait le seul produit agro-alimentaire ne pouvant pas certifier sa transformation en tant que biologique.
Les conséquences du refus en vinification biologique de certaines pratiques œnologiques  entraineront la recherche d’alternatives ou l’adaptation des itinéraires techniques de vinification.

Partenaires techniques et scientifiques de l'action

ITAB, AIVB-LR, FNIVAB, INRA, Centre du Rosé, Inter Rhône, ICV, UFOE, Viticulteurs BIO, chambres d'agricultures de différentes régions, laboratoires œnologiques, Oenoppia.

Résultats acquis

Travaux IFV du programme européen « ORWINE »

Un des objectifs majeurs de la vinification biologique est de réduire l’utilisation des intrants. Le plus étudié et le plus difficile à remplacer est le SO2. Même en  vinification sans ajout de SO2 au cours de l’élaboration des vins, il est possible d’avoir une concentration importante de SO2 total sur vin fini. En cas de levurage, des différences très importantes entre les différentes levures sont constatées notamment en vinification en blanc. La présence de SO4 dans le moût, provenant principalement des traitements au soufre sur vigne, semble être un élément important pour certaines souches de levures, ainsi que le sulfate d’ammonium utilisé sur moût mais dans une moindre mesure. Le catalogue des souches de l’IFV peut permettre de choisir des souches à faible potentialité de production naturelle de SO2. Le test réalisé en laboratoire semble pertinent pour les levures ayant de faibles productions de SO2.
Les nouvelles techniques physiques ou chimiques de stabilisation microbiologique comme la microfiltration tangentielle, la flash-pasteurisation, le DMDC, le Lysozyme permettent de réduire l’utilisation du SO2 au cours de l’élaboration des vins. Pour obtenir ensuite la même concentration en SO2 libre sur les vins finis, le gain possible en SO2 total est nettement plus faible, de l’ordre de 10mg/L dans le cadre de ces essais.
L’électrodialyse à membrane bipolaire permet de réguler le pH et d’avoir ainsi plus de SO2 actif. Cette technique constitue une alternative intéressante à l’acidification par ajout d’acide tartrique. Cependant la technique d’électrodialyse ne parait pas répondre aux souhaits d’une partie des vignerons bio d’après les différentes études menées auprès d’experts du secteur au niveau des pays impliqués dans le programme ORWINE.
Groupe de travail / Outil internet : grille d’évaluation des pratiques œnologiques.
La grille d’évaluation élaborée est basée sur des critères objectifs avec une approche « bio » c'est-à-dire qu’elle associe l’approche classique qualitative (qui reste essentielle), à des approches plus spécifiques (environnement, énergie, principes AB, règlementation …).

Les informations recueillies et organisées proviennent de fiches techniques, de notices de sécurité, de manuels d’œnologie, de données fabricants et de documents réglementaires.
Les pratiques œnologiques sont présentées à travers  différents critères :
- Caractéristiques générales (nom, composition, stabilité…)
- Origine (fabrication, ressources utilisées…)
- Utilisation (applications du produit, mise en pratique, coûts…)
- Impact sur la santé (du vigneron et du consommateur)
- Impact sur l’environnement
- Règlementation associée

L’outil est accessible à l’adresse :
http://www.vignevin.com/outils-en-ligne/choix-pratiques-oeno.html
La  grille d’évaluation  présente  les informations de manière comparative. Elle permet de comparer les différents produits œnologiques ou techniques disponibles pour une même opération œnologique.
La recherche d’information sur l’outil est possible de deux manières :
- Par étape de vinification :
En sélectionnant une étape de vinification sur l’interface de l’outil et une opération particulière, tous les produits œnologiques et techniques associés à cette opération apparaitront à l’écran avec leurs informations détaillées.
- Par liste alphabétique des produits et techniques :
Les produits et techniques répertoriés sont classés par ordre alphabétique et associés à leurs différentes applications.
En sélectionnant un produit et son opération, l’outil redirige l’utilisateur vers la page comparative de l’opération, avec tous les produits utiles à l’application choisie.
Pour l’instant l’outil se limite à l’élaboration de vins secs. Les pratiques plus spécifiques aux autres types de vins seront abordées dans une prochaine version.

Perspectives et travaux en cours

Dans la continuation de ce programme, pour 2011 l’IFV et l’ITAB souhaitent continuer leur collaboration et poursuivre l’étude des besoins de la vinification biologique en lien avec les pratiques culturales, en constituant un réseau d’expérimentation sur des parcelles comparant des systèmes de production raisonnée et biologique (biodynamique éventuellement).
Sur un plus long terme, le réseau pourra s’enrichir des parcelles appartenant au projet ECOVITI dans lequel le système de production biologique sera pris en compte
Des liens seront créés avec des programmes proposés à FranceAgriMer ou avec les programmes CPER des régions en cours de réalisation.
Le programme MICRODIV apportera des informations sur la biodiversité des flores présentes sur les raisins et des risques associés. Le programme sur la réduction des sulfites  (l’essentiel des blocages du nouveau règlement est en relation avec les doses de SO2 proposées) pourra apporter des réponses aux interrogations des producteurs de vins, aux acheteurs et  aux consommateurs.
Les programmes CPER apporteront des informations sur l’utilisation des formes de SO2, les différents apports de compléments azotés, les itinéraires « levures indigènes » avec  la pratique des pieds de cuve (ces travaux seront repris par le groupe national « vinification biologique » en 2011), les possibilités d’acidification, les différentes possibilités pour atteindre une stabilité microbiologique optimale…

Les producteurs biologiques souhaitent utiliser des méthodes d’évaluation dites « globales ». Dans le cadre du programme 2010/2011, un essai de comparaison de méthodes « holistiques » telles que la cristallisation sensible et la méthode Kirlian a été initié. L’essai porte sur les notions de répétabilité, de reproductibilité et de discrimination. La partie interprétation sera entreprise uniquement si les conditions nécessaires à la validité d'une analyse (notions précitées) sont validées (Informations sur ces méthodes globales :  http://www.itab.asso.fr/downloads/programmes/methodes-globales-web.pdf ).
Sous réserve des résultats de cette évaluation, ces méthodes pourraient ensuite être utilisées pour la caractérisation des modalités des essais sur le réseau de parcelles.

La priorité du programme est essentiellement œnologique jusqu’à la concrétisation de la réglementation « Vin biologique », le vin ne pouvant rester le seul produit transformé qui ne puisse communiquer avec le nouveau label « produit biologique » de l’Europe depuis le 1ier janvier 2011. A terme, l’œnologie sera un élément dans l’évaluation des pratiques culturales étudiées dans le cadre de la viticulture biologique.

Communications

- Ouvrage collectif, 2000. La maîtrise du sulfitage des moûts et des vins. Les cahiers itinéraires N°3
- Ouvrage collectif, 2008. Maîtrise des fermentations spontanées et dirigées. Itinéraires, IFV N°18
- Ouvrage collectif : Trioli G., Hofmann U. and al., 2009. Code of good organic viticulture and wine-making. Developed for Sixth framework program (STRIP) – Project Nr 022769
http://www.orwine.org/intranet/libretti/-orw%20gb%20bassa_264_01_0_.pdf
- Cottereau P., 2008. Réduction de la teneur en sulfites des vins. Présentation aux Journées Viticulture Biologique, novembre 2008 à Die
- Salmon JM., Cottereau P., Jonis M., 2009. Programme européen ORWINE. Des pistes pour la réduction de l’utilisation des sulfites en vinification. Revue des Œnologues , Juillet 2009, N° 132
- Cottereau P., 2010. Choix des pratiques œnologiques : conséquences sur la teneur en SO2. Présentation aux Journées Viticulture Biologique, décembre 2010 à Angers.

 
 
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