Évaluer la durabilité



(Mise à jour août 2017)

Les entreprises font face à l’impératif de la durabilité. Elles doivent participer à un développement qui soit « durable », qui permette de « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».
Les entreprises doivent connaitre les conséquences environnementales, sociales, économiques et sociétales de leurs pratiques, actions et décisions. Elles doivent s’assurer que ces dernières n’ont d’impact négatif ni sur les générations futures, ni les autres territoires.
Le pilotage des actions et pratiques d’une entreprise doit alors intégrer un volet diagnostic permettant d’abord de définir les axes de progrès et actions correctrices, puis de prouver, de justifier leurs bonnes pratiques.
Diagnostiquer/évaluer la durabilité signifie alors quantifier les impacts et les performances environnementaux, sociaux, économiques et sociétaux. Cette évaluation doit pouvoir s’appliquer à une entreprise, un produit, une activité, voire même un territoire.
Quelle méthode ? Le volet environnemental de la durabilité est le premier à avoir bénéficié d’une méthode permettant d’évaluer les impacts environnementaux d’un bien, d’un service ou d’une entreprise. Il s’agit de l’Analyse de Cycle de Vie (ACV), disposant d’une norme internationale (ISO 14040:44).
Bien que bénéficiant d’une norme, la méthode de l’ACV nécessite encore des adaptations et des améliorations méthodologiques, notamment pour s’appliquer aux pratiques et produits agricoles et agroalimentaires, comme le vin. Prise en compte des impacts liés aux intrants spécifiques à l’agriculture, régionalisation des facteurs d’impact, amélioration des méthodes de calcul de l’empreinte sur la ressource en eau, évaluation des impacts mais également des performances environnementales de l’agriculture (services éco systémiques)… sont les objectifs des différents projets auxquels participe l’IFV. D’autre part, bien que s’appliquant à un produit ou un service, l’ACV ne permet pas encore d’évaluer la durabilité d’une filière, voire même d’un territoire. Là encore, l’IFV entend répondre à cet enjeu méthodologique.
Le volet environnemental seul ne répond pas à l’exigence de la durabilité. Comment évaluer les volets sociaux et économiques ? Des travaux de recherche s’appuyant sur la méthode de l’ACV ont permis d’identifier des premières réponses. L’IFV doit tester ces méthodes et les appliquer auprès des entreprises de la filière.
Entreprises durables et entreprises responsables.
La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est une méthode normée (ISO 26 000) sur laquelle les entreprises peuvent s’appuyer pour définir une stratégie et des actions leur assurant un comportant « responsable ». L’environnement est une des 7 questions centrales de la RSE qui encourage les entreprises à évaluer les conséquences de ses actions en matière de droits de l’Homme, relations et conditions de travail, loyauté des pratiques, consommateurs, communautés de développement local ou encore gouvernance. L’IFV a participé à la transposition de la norme ISO 26 000 et des principes de la RSE vers les spécificités de la filière vitivinicole. Aujourd'hui, l'enjeu est celui du déploiement, avec le soutien de l’IFV, dans l’ensemble de la filière.

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