Optimisation de la pulvérisation

Derniers résultats acquis

(Mise à jour août 2017)

Les travaux engagés depuis 2013 (classification des pulvérisateurs viticoles en fonction de leurs performances agro-environnementales) se sont poursuivis en 2016.
Au total, fin 2016, le nombre de pulvérisateurs testés est des 38. L’ensemble des résultats d’évaluation obtenus sont regroupés dans une base de données. Son exploitation a permis d’identifier les techniques de pulvérisation qui représentent un progrès en termes de qualité d’application par rapport aux techniques le plus couramment utilisées.
Il apparaît que le remplacement de ces techniques par les techniques les plus performantes permettrait de réduire significativement les doses de produits phytosanitaires employées (objectif EcoPhyto) tout en maintenant une fiabilité de la protection équivalente sinon meilleure.
En exploitant la base de données, un indicateur synthétique de la performance des pulvérisateurs a été construit. Grace à cet indicateur une méthode de classification des pulvérisateurs a été bâtie et présentée aux diverses parties prenantes lors du comité de pilotage du projet en janvier 2016.
Pour ce qui concerne le développement méthodologique en matière de mesure de la dérive de pulvérisation, une étude aéraulique a été effectuée en 2016 en partenariat avec le CSTB dans le cadre du projet EoleDrift. Elle a permis de rédiger le cahier des charges du dispositif d’artificialisation du vent. Dans cette étude, plusieurs scénarios de soufflage ont été étudiés et l’un d’entre eux représenté ci-dessous a été choisi.



Un « mur de vent » prototype composé de quatre ventilateurs a été construit à l’automne 2016 puis l’étude de ses performances en termes de qualité du vent produit a permis d’acter le lancement du chantier de construction du mur de ventilateurs de 25 m² représenté ci-dessus.
Les premières mesures de dérive réalisées à l’aide du banc d’essai EoleDrift sont programmées pour l’automne 2017.
Par ailleurs en 2016, les travaux, en vue d’évaluer l’influence de la forme et de la nature de la végétation ciblée par le traitement sur les quantités de dépôts de pulvérisation qu’elle reçoit, ont été poursuivis.
La méthode d’analyse des données issues d’un capteur LIDAR a été affinée, afin d’obtenir une mesure objective et répétable des caractéristiques du couvert végétal. De nouveaux indicateurs ont été développés, comme le TAI (Tree Area Index) qui est issu d’une analyse probabiliste du feuillage en complément du volume de végétation et qui permet d’avoir accès à la notion de porosité du feuillage en plus du volume de végétation. Le traitement des données LIDAR permet une analyse spatiale du développement du couvert végétal au sein des parcelles.
En parallèle, les relations entre les dépôts de produits sur la végétation,  les différents indicateurs décrivant le développement végétatif et les principaux types de pulvérisateurs viticoles ont été étudiées. L’objectif est de proposer des abaques de réduction de doses qui pourraient servir de support à une évolution de l’expression des doses.
Des essais en laboratoire ont également été réalisés afin de déterminer la dose minimale efficace par cm² de feuille à protéger. L’objectif est toujours de raisonner en fonction du végétal à traiter et non pas d’une dose uniformisée à l’hectare, quelle que soit la végétation, la sensibilité du végétal et la pression parasitaire. Ces travaux ont permis d’affiner l’évaluation de l’impact du positionnement des produits de contact sur les faces inférieures des feuilles de vigne dans la lutte contre le mildiou.
Des travaux ont été menés pour répondre aux interrogations des viticulteurs sur l’efficacité biologique obtenue avec des buses classiques et des buses permettant de limiter la dérive. Par ailleurs, l’effet anti-dérive de différents filets a également été comparées. Cela a permis de démontrer que ces dispositifs réduisent la dérive d’un facteur compris entre 2 et 3 selon les conditions de mise en œuvre.
D’autres méthodes de traitement sont également testées afin de réduire les risques environnementaux et pour la santé humaine, des essais de micro-injection pour les protections mildiou et oïdium sont en cours. Ces essais permettent d’améliorer le matériel d’injection, d’évaluer l’efficacité de la méthode mais également de connaitre la persistance d’action des produits injectés dans les ceps de vigne.

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