Derniers résultats acquis

(Mise à jour août 2017)

Evaluation pour les systèmes de production biologiques

Le programme national permettant de rechercher des critères objectifs d’évaluation pour les systèmes de production biologiques (éventuellement biodynamiques) en comparaison au système de production conventionnel est terminé, sa dernière année n’a pas été mise en place car les financements n’ont pas été reconduits.
Un petit réseau de parcelles avec des comparaisons viticulture raisonnée / biologique / éventuellement biodynamique (selon les sites) a été constitué depuis 2012 et un facteur œnologique est testé chaque millésime pour mesurer l’impact des différents systèmes de production. En 2013, la nutrition azotée de la vendange a été étudiée. En 2014, c’est la fermentation spontanée ou dirigée par levurage qui a été testée. A ce jour, il n’a pas été mis en évidence d’écart important au niveau des indicateurs viticoles et œnologiques communs à tous les sites comparables. 
Une autre approche est celle des analyses dites « globales » du type cristallisation sensible qui sont  évaluées sur des échantillons « vigne » et/ou « vin ». Après plusieurs années d’études, il apparait  que la répétabilité de ces analyses n’est pas satisfaisante, sauf dans de très rares cas. Même dans ces cas-là, il n’a pas été possible de relier les interprétations du laboratoire d’analyse globale aux indicateurs œnologiques ou viticoles mesurés. Le type de résultats (analyse d’image) est très dépendant du laboratoire et de l’expertise du réalisateur, avec un vocabulaire parfois difficile à traduire en langage scientifique reconnu. Des présentations des résultats acquis sont en cours dans les régions en liaison avec les partenaires. Une synthèse a déjà été réalisée en Beaujolais, regroupant les aspects agronomique, œnologique, économique et environnemental.  Les modalités raisonnée et biologique, comparée à une modalité conventionnelle, permettent de réduire l’IFT de façon significative. Les résultats obtenus permettent de mettre en évidence une diminution de la vigueur et du rendement des ceps sur la modalité raisonnée et, de façon plus marquée, sur la modalité biologique, en lien principalement avec l’entretien du sol et, certaines années à forte pression parasitaire, au développement des maladies. Les analyses classiques sur les raisins montrent peu de différences entre les modalités étudiées. L’enherbement joue un rôle favorable sur les indicateurs biologiques de la qualité du sol. La nutrition potassique est plus faible sur la modalité biologique, ce qui se traduit par un effet sur l’acidité des moûts et des vins. Le système de production n’influe pas sur les différences entre levurage et non levurage. Lire l'étude
L’expérimentation se poursuit sur des financements professionnels mais en ne conservant que les 2 modalités : raisonnée et biologique. Un point d’étape est prévu en 2018-2019.

Réseau d’observations de parcelles « bio »

Un programme régional a permis de mettre en place un réseau d’observations et d’expérimentations sur des parcelles « bio » en Aquitaine  (RESAQ VitiBIO). Ce réseau est coordonné par l’IFV et la Chambre d’Agriculture de la Gironde depuis 2011 et fédère des acteurs aquitains du bio (associations, chambres, conseil privé…). A terme, le réseau a pour objectif d’être un outil opérationnel pour développer des solutions en bio à partir de résultats positifs obtenus en amont (protection, travail du sol, innovations, une déclinaison sur des aspects œnologiques est en perspective…). En 2014, l’évaluation de l’utilisation de deux produits de biocontrôle homologués en AB contre la pourriture grise a été mise en place sur 18 sites au sein de différents vignobles (Bordelais, Bergeracois, Madiran, Buzet…), sur de grandes parcelles (réalisation des applications par le viticulteur). Les résultats finalement obtenus sont peu concluants car la pression botrytis s’est révélée faible : seuls quelques sites présentaient plus de 20% de grappes touchées par la pourriture, avec des efficacités très variables.
Pour l’année 2015, le groupe de parcelles d’essai a été maintenu mais une fois de plus la pression est restée faible jusqu’à quelques jours avant les vendanges. Dans ces conditions les résultats d’efficacité sont partagés : sur les 9 parcelles où le Botector® a été appliqué, seule 1 parcelle montre une différence significative avec le témoin non traité. Pour l’Armicarb®, 2 sites sur 7 montrent une différence. Des indices ont été spécifiquement créés et calculés à partir des préconisations d’emploi des produits et leur existence autour des traitements. Pour le Botector®, 2 grands thèmes ont été investigués : la météorologie avec le calcul des plages horaires où l’humidité relative et la température étaient favorables au développement de l’agent de bio-contrôle ; l’emploi de produits phytosanitaires (cuivre, soufre) qu’il faut éviter 3 jours avant et 3 jours après l’application.
Pour l’Armicarb®, les indices se sont concentrés sur les précipitations et l’humidité, présentées comme les facteurs clés du mode d’action du produit. Les indices font intervenir les humidités relatives, les cumuls de pluies et les heures de rosée.
La confrontation des indices avec les résultats d’ « efficacité » des produits en 2015 sur le réseau n’a pas donné de corrélations pertinentes car le jeu de données (peu de parcelles très touchées) était trop faible pour 2015. Néanmoins ces indices seront intéressants en application sur les 3 années du projet et un jeu de données plus conséquent.
L’année 2016 marque la dernière saison d’essais, la pression est faible et proche de 2015 et 2014… Les résultats obtenus confirment les résultats des autres années, à savoir des efficacités faibles mais régulières pour l’Armicarb et des résultats majoritairement nuls ou très variables du Botector. Pour 2017, le réseau s’oriente vers la modulation des doses de cuivre pour lutter contre le mildiou.

Valorisation des travaux

L’architecture du réseau et les premiers résultats contre le botrytis ont été présentés lors du salon Millésime Bio en janvier 2015 : intervention filmée et diffusée sur la chaîne Youtube de l’IFV. Voir 
Les résultats ont notamment fait l’objet d’un mémoire de fin d’études : B.Pestourie, Bordeaux Sciences Agro (2014) et B.Bleye, Purpan (2015).

Une synthèse des résultats sur les essais biocontrôle / Botrytis a été présentée lors du Salon Vinitech à Bordeaux en décembre 2016 par les 2 animateurs du RESAQ VitiBIO (Davidou et Aveline).

Des essais « individuels » plus restreints ont été réalisés par certains partenaires sur d’autres thématiques de protection (argile contre les tordeuses, micro-doses de sucre contre le mildiou…) pour prospecter les futures réalisations d’expérimentation du réseau. En outre, une enquête en ligne « protection de la vigne en bio » a été réalisée auprès des viticulteurs bio aquitains (132 réponses, 15% de retours) et a donné lieu à une synthèse diffusée sur la page web RESAQ VITIBIO du site Vinopole.fr. Cette enquête récapitule les grandes tendances du millésime écoulé : les maladies et ravageurs présents, la protection réalisée (doses de cuivre, passages…), la satisfaction du viticulteur ou encore le recours à des alternatives.
La restitution de l’enquête a fait l’objet de « fiches résultats » chaque année dans l’Union Girondine des Vins de Bordeaux. Ces fiches sont aussi téléchargeables sur la page web RESAQ VITIBIO

Programme SECURBIO

Dans le cadre du programme CASDAR SECURBIO, il a été montré qu’un « bruit de fond de pollution » était présent sur une partie des vins Bio en France. Cette pollution pourrait avoir des conséquences économiques non négligeables avec un déclassement du vin bio en vin conventionnel.
Bien que la thématique soit jugée d’importance par le CNAB, aucun financement n’a pu être obtenu pour les programmes déposés depuis 2014. Il a été décidé de déposer des projets séparés entre viticulture et œnologie. La partie viticulture (projet ITIVITIBIO) a été prise en compte sur des budgets régionaux en PACA pour la campagne 2017. La partie œnologie (projet RESIDVINBIO) est reproposée à des financements régionaux...

Viticulture : la preuve par 3

Cet essai, mis en place en Beaujolais sur vigne étroite, a pour objectif d'obtenir des références et de comparer les impacts d'une viticulture conventionnelle, raisonnée et biologique sur différents indicateurs : agronomiques, œnologiques, environnementaux et économiques. Téléchargez

Vidéo

Premiers résultats sur le biocontrôle et la pourriture grise Voir

Site internet

Retrouvez les résultats du Résaq bio, Réseau aquitain d'expérimentation et d'observation en viticulture bio, sur le site de l'IFV Bordeaux

 
 
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