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Maintien d’une dose efficace de cuivre

06.03.2014

Ce dossier technique, rédigé par l’ITAB et l’IFV, propose d’étudier les possibilités de gestion cohérente des apports de cuivre, applicables sur le terrain et assurant une protection satisfaisante des cultures, dans la limite des connaissances techniques d’aujourd’hui.

Suite à la demande du ministère de l’Agriculture d‘évaluer les bonnes pratiques d’utilisation du cuivre, l’ANSES a porté un avis recommandant de ne pas dépasser 4 kg/ha/an de cuivre métal afin de maintenir des risques acceptables pour les vertébrés terrestres, notamment les oiseaux, par exposition directe ou indirecte.
Ce dossier technique fait état des usages du cuivre en agriculture, à partir d’enquêtes couvrant les stratégies de protection cuprique mises en œuvre en viticulture biologique dans les vignobles français.
La deuxième partie du dossier revient sur les conclusions de l’Anses, à l’aune des connaissances scientifiques actuelles sur le profil écotoxicologique du cuivre dans les agrosystèmes concernés.
Les retours d’enquêtes menées auprès des vignerons en Agriculture Biologique soulignent l’impossibilité, avec un apport de cuivre limité à 4 kg/ha/an sans possibilité de lissage sur les 5 derniers millésimes, d’assurer une récolte de qualité et de quantité viable, notamment pour les vignobles septentrionaux et pour les millésimes à forte pression comme 2008 et 2012. La suppression de lissage sur 5 millésimes déconnecte la réglementation de la réalité climatique de la production agricole et risque de ne pas encourager les vignerons à adapter au plus juste les doses à la pression phytosanitaire en cours voire à encourager la fraude pour sauver la récolte dans les millésimes difficiles.
Les recherches d’alternatives au cuivre se poursuivent, à la demande des professionnels de la filière viticole. Cependant, à l’aune des connaissances actuelles, il n’est pas encore possible de concevoir des stratégies intégrées de protection de la vigne dégagées de produits cupriques et respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique tout en garantissant volume et qualité de production. De plus, le défaut de méthode existante pour estimer la biodisponibilité du cuivre dans le sol et du manque d’études prenant en compte les différents facteurs du milieu à la parcelle, une synthèse bibliographique ne permet pas actuellement de conclure sur une valeur seuil d’apport de cuivre sur les cultures qui limiterait les impacts du cuivre sur la vie du sol. Il serait intéressant de coordonner une étude à l’échelle de l’agrosystème viticole, mettant en lien les différents composants du système, pour estimer dans différentes conditions pédoclimatiques, les effets écotoxicologiques du cuivre.

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