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Des sarments comme biofongicides pour la vigne

08.01.2013

Le projet ACTISARM vise à utiliser des traitements alternatifs dans la lutte contre les principales maladies de la vigne en Val de Loire.

Résumé du projet


La viticulture est une activité qui dépend des produits phytosanitaires : les maladies de la vigne sont fréquentes et peuvent conduire très rapidement à une forte baisse du rendement et de la qualité de la vendange si les vignes ne sont pas traitées. La mise en place du Grenelle de L’Environnement en 2007 reflète la préoccupation et la prise en compte sociétale du respect de l’Environnement et de la Santé. Au niveau de l’agriculture, le plan Ecophyto 2018, qui en découle, se donne comme objectif de réduire de 50% l’utilisation des produits phytosanitaires classiques dans les 10 ans à venir. Le recours à des produits dits « alternatifs », dont les profils toxicologiques et éco-toxicologiques sont plus respectueux de l’Environnement et de la Santé, représente une des voies à intégrer parmi ces solutions pour parvenir à réduire la quantité d’intrants phytosanitaires classiques. Le projet ACTISARM vise à utiliser des traitements alternatifs dans la lutte contre les principales maladies de la vigne en Val de Loire : le mildiou. Les sarments de vigne sont des produits de taille de la vigne à ce jour non valorisés et produits en grands volumes. Ces sarments sont le lieu d’accumulation de composés phénoliques à fort potentiel antifongique et antimicrobien. Le but de ce projet est de tester en serre et au champ la possibilité d’utiliser des extraits de sarments de vigne comme biofongicide. Deux modes d’action sont ciblés : une action directe sur le développement du pathogène et une action indirecte via la stimulation des défenses naturelles de la plante.


Les objectifs spécifiques du projet sont les suivants :
1. Valoriser des sous-produits de la viticulture.
2. Tester en champ de nouvelles substances naturelles pour lutter contre les maladies de la vigne.
3. Etudier l'action directe des extraits de sarments sur le développement du pathogène (fongicide) et indirecte via la stimulation des défenses naturelles de la plante (induction de phytoalexines et des protéines PR).
4. Utiliser des techniques moléculaires pour établir un diagnostic précoce de l’apparition du mildiou avant l’apparition des symptômes pour appliquer les traitements au meilleur moment.
5. Tester les effets non intentionnels sur la faune auxiliaire (impact environnemental).
6. Tester un effet synergique des extraits de sarments en combinaison avec des SDN déjà connus et des fongicides classiques pour mesurer la capacité à réduire les intrants phytosanitaires.
Partenaires techniques :
* Laboratoire Biomolécules et Biotechnologies Végétales EA2106 (BBV)- Arnaud Lanoue - Benjamin Houillé - Sébastien Besseau - Céline Melin - Vincent Courdavault - Benoit St-Pierre - Nathalie Guivarc’h
* Centre d'Expertise et de Transfert Universitaire INNOPHYT (CETU)- Ingrid Arnault
* RNAgro Pathogen Diagnostics – Fabien Petit
* IFV – Pôle Val de Loire-Centre – Unité de Tours – Laurence Guérin/Guillaume Delanoue
* Lycée Agricole d’Amboise – Aurélie Mançois/ Frédéric Fourmaut
* Chambre d’agriculture d’Indre et Loire – Anne-Cécile Kaspryk
Partenaires financiers :
* Région Centre
* Interloire
* FranceAgriMer
Durée du projet : 3 ans : Décembre 2011- Décembre 2014

Contact : Laurence Guérin (IFV Val de Loire-Centre)

 
 
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