Développement de méthodes pour une viticulture biologique


Lutte contre les adventices

En viticulture biologique, l’entretien du sol, en particulier sur la ligne des ceps, est l’un des éléments les plus difficiles à réaliser techniquement. Ce projet vise à étudier la faisabilité technico- économique d’alternatives au désherbage mécanique adaptées à une mise en œuvre sous le rang?: l’installation d’un paillage ou mulch, est une alternative pouvant se révéler intéressante. Les aspects pris en compte sont multiples : l’efficacité dans la lutte contre les mauvaises herbes et les impacts sur la culture de la vigne d’une part, ainsi que les conditions de réalisation : coût, organisation du travail, matériel spécifique et disponibilité de la ressource, d’autre part.
Cette action, qui s’inscrit au sein d’un programme national piloté par l’ITAB, a également pour objectif d’étudier l’impact du paillage sur la fertilité du sol, ainsi que de tester des méthodes d’évaluation de ce paramètre fertilité, afin d’améliorer le diagnostic agronomique et environnemental apporté aux agriculteurs via la conception d’outils simples, validés et fiables.

Partenariats : Institut Technique de l’Agriculture Biologique, Chambre d’agriculture de l’Hérault ; Groupe de Recherche en Agriculture Biologique ; Cave de Die Jaillance.
Contacts : Christophe Gaviglio, Laure Gontier


Engrais verts en viticulture

L’entretien des sols est un élément important dans la mise en œuvre d’une viticulture durable. Le récent Grenelle de l’Environnement a fixé des objectifs ambitieux de réduction de l’utilisation des pesticides en agriculture. L’implantation d’un couvert végétal inter-rangs, une pratique qui connaît un développement important depuis plusieurs années au niveau national, permet de répondre à ces différents objectifs environnementaux. Cependant cette présence végétale, dans la plupart des cas mise en place de façon permanente, est susceptible de concurrencer fortement la vigne pour l’azote du sol. La culture d’engrais verts, mise en œuvre dans de nombreux systèmes de culture (grandes cultures, maraîchage, élevage…), est une technique susceptible d’avoir de nombreux effets bénéfiques sur le sol, tout en permettant une gestion optimisée de l’azote disponible pour la vigne par la maîtrise du couvert à la fois en termes d’espèces présentes et dans le temps. L’expérimentation mise en place par le pôle IFV Sud-Ouest porte sur la recherche du type de couvert le plus adapté (associations d’espèces) ainsi que sur les modalités de destruction des couverts, avec deux objectifs principaux : réduction des intrants et amélioration de l’alimentation azotée de la vigne.

Partenariats : Chambre d’Agriculture du Gers ; SICA ALTEMA.
Contact : Laure Gontier


Gestion du patrimoine organique des sols viticoles

Les matières organiques jouent un rôle majeur dans le fonctionnement global du sol et dans le maintien de sa qualité. Elles interviennent, au plan physique, sur la résistance des sols au tassement et à l’érosion, la pénétration des racines et augmentent de façon générale la teneur en eau des sols, tout en permettant, au plan chimique, le stockage et la fourniture d’éléments minéraux : en particulier de l’azote.
Cependant la complexité des matières organiques du sol, ajoutée à l’extrême diversité des produits organiques exogènes à disposition sur le marché rend leur gestion pratique difficile.
Dans le cadre d’un réseau national d’étude de la gestion du patrimoine organique des sols viticoles, deux parcelles expérimentales ont été installées dans le bassin Sud-Ouest.
L’objectif de cette action est d’améliorer le conseil pour la gestion de la matière organique, avec pour objectif l’amélioration du fonctionnement de la vigne et de la qualité du vin produit par une meilleure connaissance des liens entre matières organiques du sol (teneur, dynamique) et impacts sur la vigne et la qualité du vin?; et par la détermination du type de produit à apporter en liaison avec les besoins au niveau du sol et les effets agronomiques attendus, en prenant notamment en compte l’offre régionale?: composts de déchets verts, de marcs de raisin…

Partenariats : Chambre d’Agriculture de Haute-Garonne ; Réseau national d’étude de la gestion du patrimoine organique.
Contact : Laure Gontier


Entretien du sol, alternatives au désherbage chimique sous le rang

L’entretien du sol est une préoccupation majeure pour le viticulteur qui souhaite maintenir ses parcelles «propres» jusqu’aux vendanges. Après des années de désherbage chimique intégral, les molécules herbicides n’ont plus le vent en poupe. Leur usage est de plus en plus restreint par une réglementation stricte.
Ainsi, des pratiques telles que le désherbage mécanique sous le rang sont de nouveau d’actualité et de nouveaux outils interceps ont fait leur apparition et ont été étudiés séparément (efficacité désherbage, approche et respect des souches…).
Cependant, pour aller plus loin, le pôle IFV Sud-Ouest a décidé d’étudier la succession des pratiques culturales avec différents outils (décavaillonneuses, lames simples, outils rotatifs) afin de donner au viticulteur plus d’éléments de choix dans sa stratégie de désherbage.
L’objectif est de déterminer l’itinéraire technico-économique, le plus intéressant dans un contexte donné : historique de la parcelle, type de sol, temps disponible, coût, mais aussi et surtout d’en évaluer l’impact agronomique au cours du temps.

Partenariats : Ferme Expérimentale d’Anglars-Juillac (Lot) ; Domaine Expérimental Viticole Tarnais ; constructeurs de matériels.
Contact : Christophe Gaviglio


Méthodes alternatives dans la lutte contre la cicadelle verte

Malgré le développement de la viticulture biologique, toutes les impasses techniques ne sont pas levées.
Si, aujourd’hui, la lutte contre les vers de la grappe n’est plus aussi problématique grâce à la mise en place de la confusion sexuelle ou l’homologation de produits d’origine naturelle ; si la lutte contre la cicadelle — vectrice de la flavescence dorée — est possible grâce à l’homologation d’un pyrèthre naturel ; aucune solution n’est homologuée pour lutter contre la cicadelle verte (Empoasca vitis). Concernant la lutte biologique, un parasitoïde des œufs de cette cicadelle a été identifié : il s’agit d’un Dryniidae, Anagrus atomus.
Mais cette méthode se heurte aujourd’hui au problème de l’élevage de ce parasitoïde. Il semble donc pertinent de tester aussi des produits naturels contre ce ravageur.

Contact : Virginie Viguès


Diminution des doses de cuivre dans la lutte contre le mildiou de la vigne

Malgré de nombreuses démarches et de nombreux essais, il n’existe, à ce jour, pas de solution en viticulture biologique pour diminuer les doses de cuivre sans prendre de risque vis-à-vis de l’efficacité de la protection.
Le pôle IFV Sud-Ouest teste donc des préparations naturelles qui pourraient renforcer l’efficacité du cuivre tout en respectant la dose de 4 kg/ha/an.

Contact : Virginie Viguès

 
 
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