Viticulture durable

Entretien des sols et enherbement en zone méditerranéenne

Ces dernières années, la prise de conscience des problèmes environnementaux liés aux herbicides a remis en question leur usage systématique dans nos vignobles. L’heure est aujourd’hui au développement des alternatives, principalement le désherbage mécanique ou l’enherbement.
En climat méditerranéen caractérisé par une sécheresse estivale marquée, la mise en place d’un enherbement se heurte trop souvent à la crainte d’une concurrence trop forte pour la vigne. L’IFV a donc pour objectif de développer des références techniques et des outils pour la gestion de l’enherbement en zone méditerranéenne.
Nous travaillons avec l’INRA sur l’adaptation d’un modèle de bilan hydrique en vigne enherbée qui permettra de suivre et de modéliser la contrainte hydrique au cours du cycle. Nous travaillons aussi sur la recherche d’espèces d’enherbement peu concurrentielles, ainsi que sur le pilotage de la fertilisation et de l’irrigation en vigne enherbée. Il s’agit de pouvoir apporter une réponse adaptée à chaque parcelle.

Partenariats : INRA de Montpellier, chambres d’agriculture, Cemagref.
Contact : Xavier Delpuech


Recherches d’alternatives à la désinfection des sols contre le court-noué

En matière d’alternatives à la lutte contre le court-noué, plusieurs pistes sont explorées avec plus ou moins de succès. La plus avancée est aujourd’hui le recours à un porte-greffe obtenu par hybridation à partir notamment de la vigne américaine Muscadinia rotundifolia.
Cette action vise à évaluer la tolérance de ce porte-greffe hybride dans plusieurs situations de vignobles très contaminés par le court-noué, en comparaison avec un porte-greffe classique. D’autres expérimentations existent pour évaluer les potentialités de ce porte-greffe du point de vue de ses caractéristiques agronomiques (résistance au calcaire, à la sécheresse, vigueur conférée…).
Une autre alternative à l’étude se propose de tester l’utilisation de plantes à effet «?nématicide?» en culture intercalaire entre deux générations de vigne. Si ces plantes ont pu montrer un intérêt pour réduire les populations de nématodes vecteurs, il convient de les tester dans plus de situations parcellaires et surtout, de vérifier leurs effets sur les recontaminations ultérieures de la parcelle-fille par le virus.

Partenariats : IFV pôle matériel végétal, INRA, Enita de Bordeaux, CIVC, chambres d’agriculture.
Contact : Marion Claverie

 

Alternatives à la lutte chimique contre les maladies du vignoble

Champignons antagonistes, pro­duits naturels, éliciteurs, stimulateurs de défenses, tous ces candidats au remplacement des produits phytosanitaires font l’objet d’une évaluation poussée, aussi bien vis-à-vis de l’oïdium (conditions naturelles) que du mildiou (station de brumisation).
Ces essais officiellement reconnus (agrément BPE) permettent à la profession de disposer de références techniques fiables, adaptées aux contextes parasitaires les plus variés.

Partenariats : AIVB, chambres d’agriculture de l’Aude et des Pyrénées-Orientales.
Contacts : Bernard Molot, Michel Muller

 

Élaboration des vins biologiques

Le projet européen ORWINE (2006-2009) a permis de mettre en place un partenariat actif avec l’INRA, l’ITAB, l’AIVB, l’AIVB-LR et l’ICV pour coordonner les initiatives sur le sujet de la vinification biologique, notamment au niveau régional. Pour un certain nombre de pratiques, des travaux de comparaison en conditions pratiques de différentes alternatives ayant une même finalité œnologique et faisant intervenir un intrant ou une technique physique ont été mises en œuvre (stabilisation microbiologique, acidification, maîtrise de la concentration finale en SO2…). Les comparaisons et études seront en premier lieu liées à l’efficacité de la pratique œnologique étudiée, mais prendront en compte des critères économiques, énergétiques, environnementaux et un volet d’acceptabilité par la viticulture biologique (produits de synthèse ou naturel par exemple).
Un groupe de travail national co-animé par l’IFV et l’ITAB, sous l’égide de FranceAgriMer a été mis en place depuis 2009.
Les premiers travaux de ce groupe ont permis la création d’un outil internet (février 2011), qui apporte des informations sur des critères objectifs, sur la plupart des pratiques et produits œnologiques. Ce travail essentiellement bibliographique permettra sans doute d’identifier les problèmes techniques et les besoins de recherches liés à la mise en place ou l’évolution de la réglementation européenne sur la vinification biologique. Il permettra d’élaborer un plan d’action pour les années suivantes, en complétant les initiatives régionales.

Partenariats : Institut technique de l’agriculture biologique, INRA de Montpellier et de Pech Rouge, ICV, œnologues privés, AIVB-LR, FNIVAB…, Vignerons « bio », structures de recherche et expérimentation et organismes « BIO » d’Italie (Udine-Parme), d’Allemagne (Gesenheim) et de Suisse.
Contact : Philippe Cottereau

 
 
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