Stratégies de production vini-viticoles


Augmentation des rendements parcellaires à objectif-produit constant

Depuis plusieurs années, les rendements parcellaires sont faibles du fait des conditions climatiques, mais aussi parfois d’un vignoble vieillissant, des problèmes de dépérissement ou des conditions de décret. Ils rendent encore plus aléatoire la rentabilité de l’hectolitre de vin produit. Cette action, démarrée en 2008 en région PACA, se propose de déterminer les modalités d’augmentation des rendements parcellaires pour un vigneron qui souhaiterait amé­liorer sa rentabilité de production sans sortir d’un type de produit «?cœur-de gamme?». L’augmentation des rendements est obtenue par la charge en bourgeons et les charges testées sont adaptées au potentiel de la parcelle. D’autres modalités d’intervention, telles que la fertilisation ou l’irrigation seront intégrées si besoin.
Le travail porte sur trois cépages (grenache, syrah, cinsault) et souhaite proposer au vigneron, à terme, une plage de rendements acceptables adaptée à la parcelle. Les résultats de cette étude seront disponibles d’ici fin 2011.
Déjà, une réflexion est menée avec la recherche et les partenaires du développement pour poursuivre le travail sous deux aspects :
1)?peut-on identifier et hiérar­chiser les causes de la baisse des rendements et,
2)?peut-on disposer d’outils pour mieux conseiller un vigneron qui souhaiterait augmenter ses rendements??

Partenariats : chambres d’agriculture.
Contact : Marion Claverie

 

Stratégies viti-vinicoles pour le segment des vins sans indication géographique

La nouvelle OCM fait apparaître une nouvelle catégorie de vins : les vins de table avec mention de cépage et sans limitation de rendement. Ce nouveau segment réglementaire européen, dit des vins basiques, sera en compétition sur le marché mondial des vins de marque.
Dans le même temps, le contexte économique pour les producteurs languedociens est très difficile. Sur ce segment, les vins sont caractérisés pour une couleur importante, des tanins souples et peu présents et destinés à des nouveaux consommateurs. La contrainte prix est forte et la stratégie marketing «?coûts/volume?» s’impose.
Le producteur ne peut espérer une valorisation supérieure au cours mondial.
Pour les producteurs souhaitant s’investir sur ce créneau, le gain de compétitivité au vignoble est impératif, pour permettre une marge brute par hectare acceptable. Cette professionnalisation au vignoble est aujourd’hui envisagée à travers deux pistes :
•?Augmentation de la base rendement (80 hl/ha) par la mise en place de l’irrigation et/ou l’augmentation de la fertilisation, pour les vignobles en place et dans les terroirs à fort potentiel agronomique,
•?Baisse des charges par hectare à travers la mécanisation de la taille (TRP) ou la mise en place de nouveaux modes de conduite (taille minimale).
Dans ce cadre, les caves de vinification seront au centre d’un double impératif : le profil produit imposé par le marché et l’évolution de la qualité de la matière première dus aux choix technico-économiques des producteurs de raisins.
L’objectif poursuivi est donc de déterminer les indicateurs viticoles et qualitatifs de la matière première les plus pertinents qui permettront d’optimiser les itinéraires vitivinicoles, afin de répondre aux nouvelles attentes du marché.

Partenariats : chambres d’agriculture de l’Aude, du Gard et de l’Hérault, UMT Qualinnov.
Contacts : Denis Caboulet, Amélie Roy

 
 
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