Connaissances des maladies de la vigne


Les maladies du bois

La suppression de l’arsénite de sodium en 2001 entraîne une recrudescence des maladies du bois dans le vignoble, qui inquiète d’autant plus les viticulteurs qu’aucune solution de remplacement ne leur a été proposée. Elles mettent ainsi en péril leur outil de production. Ces maladies détruisent la charpente de la souche dont elles provoquent irrémédiablement la mort. A l’échelle du vignoble, elles engendreront également à plus ou moins long terme une perte du potentiel qualitatif affecté par le rajeunissement des parcelles ou par une production excessive à l’hectare eu égard au nombre de souches manquantes, ou modifieront la typicité d’un vin d’une région viticole. Dans l’objectif d’aider la viticulture à sortir de cette impasse technique, il est important d’apporter des moyens de lutte aux viticulteurs pour contrôler ces maladies, qui doivent être efficaces, respectueux de l’environnement et économiquement acceptables pour les exploitations. L’aboutissement de nos recherches doit impérativement permettre de :
•?préconiser des méthodes prophylactiques et préventives (protection des voies de pénétration des champignons dans la plante au moyen de substances chimiques ou biologiques, éradication des sources d’inoculum),
•?proposer des méthodes de lutte curatives (fongicides, produits biologiques, stimulateurs des mécanismes de défense de la plante).

Pour atteindre ces objectifs, nos travaux concernent :
•?l’amélioration des connaissances sur le cycle biologique des champignons associés aux maladies (dans le vignoble et en pépinières) qui permettront d’identifier les périodes-clés pour lesquelles une intervention sera possible,
•?l’identification des facteurs agro-climatiques favorisant l’extériori­sation des symptômes et de comprendre les raisons pour lesquelles les symptômes sont très fluctuants d’une année sur l’autre.
•?la recherche des méthodes de lutte. Tout d’abord un travail réalisé au laboratoire dans l’objectif de sélectionner les meilleurs candidats biologiques ou chimiques pour lutter contre les maladies du bois qui sont évalués dans le vignoble et en pépinières, selon différents modes d’application.

Partenariats : chambres d’agriculture de l’Aude, des Pyrénées-Orientales, de l’Hérault, du Gard, de la Drôme et du Vaucluse, syndicat des producteurs de bois et plants de vigne du Vaucluse, universités de Reims (URCA), de Colmar, ENITAB, INRA Aquitaine, Ecole d’ingénieurs de Purpan, BNIC, CIVC, Inter Rhône, SPBPVV, SRAL, sociétés de produits biologiques et phytosanitaires.
Contact : Philippe Larignon

 

Dépérissement de la Syrah : recherche des causes

Observé depuis les années 1990 dans le sud de la France, le dépérissement de la Syrah touche actuellement l’ensemble de l’aire d’implantation de ce cépage. Ce syndrome se caractérise par un rougissement du feuillage, des crevasses au point de greffe et une mortalité prématurée des ceps.
De multiples travaux ont été menés par l’IFV et ses partenaires et de nombreux résultats acquis, le plus important restant à cette date, «?l’effet clone?». La mise en évidence de la sensibilité différentielle des différents clones agréés, et plus secondairement des porte-greffes, incite le viticulteur à choisir soigneusement son clone avant plantation. Le vaste programme interrégional qui vient par ailleurs de se terminer a permis de mieux comprendre l’apparition des crevasses et de formuler l’hypothèse d’une origine génétique au syndrome. Ce résultat permet d’envisager la recherche de gènes potentiellement impliqués dans le dépérissement et ouvre un nouveau champ d’investigations.

Partenariats : chambres d’agriculture de l’Ardèche, de l’Aude, de la Drôme, du Gard, de l’Hérault, des
Pyrénées-Orientales, du Rhône et du Vaucluse, SGCDR, SPBPVV, GRAB, INRA (Colmar, Montpellier, Dijon), CIRAD, Montpellier SupAgro.
Contact : Anne-Sophie Spilmont



Dépérissement de la Syrah : peut-on prolonger la vie des ceps atteints??

D’importantes recherches autour du dépérissement de la Syrah sont menées depuis une dizaine d’années par l’IFV. Le programme interrégional qui vient de se terminer a permis d’avancer sur plusieurs axes d’étude, notamment sur l’existence de facteurs environnementaux aggravants qui accélèreraient la mort des ceps. Mieux les connaître permettrait, on l’espère, de prolonger la vie des ceps malades.
Il a ainsi été montré que la mort des ceps crevassés survient suite à un épuisement progressif des réserves racinaires. Des méthodes correctives basées sur l’identification de «?facteurs aggravants?» sont à l’étude afin d’espérer maintenir un niveau de réserves satisfaisant et ainsi retarder la mort des ceps.

Partenariats : chambres d’agriculture du pourtour méditerranéen, INRA Montpellier-UMR System.
Contact : Marion Claverie

 
 
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