Réduction des intrants phytosanitaires

Ecophyto Vigne

L’opération Ecophyto Vigne décline l’ensemble des projets qui concourent à la diminution de la consommation des intrants phytosanitaires.
A moyen terme, cette réduction sera optimisée par la combinaison des techniques depuis la plantation (élaboration d’un matériel végétal moins sensible aux maladies) et la gestion de l’entretien des sols, jusqu’à l’élaboration de vins sains et de qualité (maîtrise des goûts moisis terreux et de l’ochratoxine A (OTA)).
Entre ces deux extrémités de la chaîne de production, la réduction des intrants repose sur les techniques de prévisions épidémiques et le développement de stratégies de lutte intégrée pour décider au mieux des interventions nécessaires.
Le projet Optidose propose alors l’application d’une dose de produit phytosanitaire adaptée à la pression  parasitaire, au développement de la plante et à la performance du pulvérisateur. De même, les pulvérisateurs sont évalués sur la dérive et l’impact environnemental qu’ils occasionnent.
L’objectif d’une réduction moyenne de 50 % est ainsi d’ores et déjà largement atteint dans le cadre de nos sites expérimentaux.
Le projet viticulture de précision se propose d’automatiser l’acquisition et le traitement de la masse considérable d’informations nécessaires pour sécuriser ce type de pratiques, et autoriser son transfert vers la production.
Enfin, le projet Ecoviti se propose de tester et de mettre en œuvre la combinaison de l’ensemble de ces méthodes pour proposer des modes de production économiquement viables et écologiquement responsables.

Partenariats : Pôles IFV de la Charente,du Gard, d’Indre-et-Loire et de Saône-et-Loire.
Contact : Marc Raynal, responsable opération 


Optimisation des doses de fongicides : Optidose®

La réduction du recours aux intrants phytosanitaires est une priorité pour l’agriculture en général et la viticulture en particulier. A l’issue du « Grenelle de l’environnement », l’objectif fixé est de réduire les quantités utilisées de 50 % d’ici 10 ans.
En France, les produits mis sur le marché sont accompagnés d’une dose homologuée pour une culture et un parasite donnés. Cette dose est exprimée en unité (l ou kg) par hectare cadastral sans qu’aucun autre paramètre ne soit pris en compte. Elle est établie pour demeurer efficace lorsque l’ensemble des facteurs (développement végétatif, sensibilité de la plante, pression parasitaire…) sont favorables au développement de la maladie, ce qui est rarement le cas dans la réalité et qui laisse supposer l’existence de marges de progrès en matière d’utilisation des intrants phytosanitaires.
L’objectif du projet est de proposer puis de valider une méthode d’adaptation de la dose de produit aux différents paramètres précédemment cités en s’assurant d’une bonne qualité de pulvérisation. Abordée de manière empirique, la démarche mise en place a d’ores et déjà confirmé l’existence de marges de progrès considérables dans ce domaine.
Les essais conduits en réseau depuis plusieurs années démontrent que la protection générée par les doses optimisées est globalement bonne, même si on peut observer un léger gradient d’efficacité entre les modalités sous-dosées et les modalités de référence dans les situations où la pression parasitaire est importante.
Le module de calcul des doses élaboré par l’IFV est en libre accès sur le site http://www.vignevin-epicure.com/

Contact : Alexandre Davy
Partenariats : Chambres d’Agriculture, Caves coopératives, FranceAgriMer, Région Aquitaine.


Modélisation et prévision des risques de développements épidémiques sur le vignoble

« Tous les modèles sont faux, certains sont utiles … ».
"Faux" car ils ne fournissent qu’une représentation forcément schématique de la réalité, particulièrement complexe s’agissant du système climat plante-parasite-sol. "Utiles" car les développements parfois exponentiels des épidémies peuvent brutalement provoquer de très forts niveaux de dégâts que seule la modélisation est capable d’anticiper. Même s’ils ne sont pas parfaits, les modèles doivent fournir des arguments aux processus de décision de traitement conduits par les viticulteurs. Pour limiter les risques d’échec liés à d’éventuelles erreurs d’estimation du risque, les informations issues des modèles sont confrontées en permanence aux observations relevées sur des réseaux de témoins non traités suivis chaque semaine en cours de saison. Ces observations constituent en outre une base de données utile à la compréhension des développements épidémiques sur le vignoble et à l’évaluation de nouveaux modèles. L’ensemble de ces données sert à l’élaboration de cartes de risques et de dégâts (voir projet Géoviti) destinées à faciliter l’interprétation du risque et la communication vers l’ensemble des acteurs de la filière.

Partenariats : Sesma, Chambres d’Agriculture, Interprofessions…
Contact : Marc Raynal


Géoviti : la cartographie dans la protection du vignoble

80 % de l’information est géographique. Le projet Géoviti intègre cette dimension pour la réduction des intrants phytosanitaires et plus généralement la conduite du vignoble.
Qu’il s’agisse d’informations relatives aux maladies, au climat ou au terroir, la masse de données à traiter nécessite l’utilisation d’outils informatiques adaptés comme les SIG (Système d’Information Géographique).
Qu’elles soient observées sur le terrain ou simulées par des modèles, les informations sont insérées en continu en bases de données et retranscrites chaque jour en cartes par des logiciels, pour être mises à disposition de la communauté technique sur le site EPIcure www.vignevin-epicure.com
Cette action est financée par le CIVB, FranceAgriMer, la région Aquitaine et l’Europe.

Partenariats : SESMA, Chambres d’Agriculture de la Dordogneet de la Gironde et tous les participants du réseau EPIcure.
Contact : Christian Debord


Viticulture de précision

L’agriculture et la viticulture voient aujourd’hui arriver de nouveaux capteurs et matériels de terrain ou destinés à l’embarquement. Nous axons nos recherches sur deux thématiques qui visent à réduire les intrants : l’agrométéo de précision et l’évaluation de la biomasse.
L’agrométéo avec l’utilisation de radar météorologique génère grâce aux modèles une information précise du risque parasitaire (une information tous les kilomètres). Pour l’évaluation de la biomasse, nos études montrent qu’il existe des variations spectaculaires des indices de végétation à l’intérieur même des parcelles.
Ce projet doit déboucher sur l’élaboration d’un pulvérisateur « intelligent » capable d’interpréter ces informations et d’adapter la dose de produit phytosanitaire grâce à un GPS.

Partenariats : INRA, ENITAB, Montpellier SupAgro, Arvalis, CTIFL, Chambres d’Agriculture de la Charente, de la Dordogne et de la Gironde, Météo France, Novimet, Agriscope, Avidor HighTech, Force A.
Contact : Marc Raynal

 
 
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