Développement durable

Production viticole intégrée : six années d’observation sur la démarche de production intégrée en viticulture

Effectuées sur un réseau de 25 exploitations en Aquitaine et dans les Charentes, les observations montrent bien la motivation et les capacités des viticulteurs à se mettre progressivement en conformité avec des pratiques de viticulture durable, plus respectueuses de l’environnement, tout en maîtrisant les coûts liés aux changements de pratiques. En fin de période, certaines exploitations remplissent une large part des objectifs fixés. Mais ces avancées révèlent aussi les « freins » importants qui demeurent sur certains maillons techniques de nos systèmes de production viticole.
La forte dépendance de notre filière par rapport aux intrants phytosanitaires, en particulier fongicides (80 % de l’indice de fréquence de traitement en viticulture) est à l’évidence le principal d’entre eux. La mise au point d’alternatives réelles et crédibles par la recherche est donc prioritaire pour contrôler les champignons pathogènes.
Les avancées constatées et les constats posés en terme de difficultés ont participé à la réflexion et à la construction du programme en cours de lancement dans notre région et dans d’autres, sur le prototypage de nouveaux systèmes de production moins consommateurs d’intrants pesticides.

Contact : Thierry Coulon
Partenariats : Enita Bordeaux et Dijon, Chambres d’Agriculture de la Dordogne, de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques, Université Bordeaux 4.

Ecoviti : conception d’une viticulture économiquement viable et écologiquement responsable par rapport aux pesticides

Après le Grenelle de l’environnement, le plan Ecophyto fixe à 10 ans l’objectif de réduire le recours aux pesticides de 50 % pour l’ensemble de l’agriculture française. Une adaptation des systèmes de cultures viticoles est nécessaire pour atteindre cet objectif ambitieux. Le projet Ecoviti mobilise l’expertise multiple de plusieurs disciplines pour construire des « prototypes » de systèmes de culture et les évaluer tout d’abord en plateformes expérimentales, puis dans les conditions de la pratique, en fermes de référence. La démarche de prototypage sera mise en œuvre dans les différents bassins de production viticole qui identifieront leurs cadres de contraintes respectifs, les conditions de culture de la vigne variant sensiblement d’une région à l’autre.
En Aquitaine, les plateformes expérimentales permettant de tester, d’adapter et valider des nouveaux itinéraires de production seront déployées dans deux contextes technico-économiques différents de la viticulture régionale :
- contexte de production d’appellation à bonne valeur ajoutée : site d’implantation en appellation haut médoc.
- contexte de production à contrainte économique forte, de valeur ajoutée plus courte : site en appellation générique régionale dans l’Entre-Deux -Mers.
Les plateformes expérimentales comprendront plusieurs hectares de vigne en production, représentatives des situations moyennes de ces deux contextes de productions (cépage, densité, conduite…). Elles seront suivies par des équipes IFV et chambres d’agriculture.
Une troisième plateforme pourra être implantée sur le domaine INRA de la Grande Ferrade qui comprendrait des plants résistants aux maladies, suivie par les équipes INRA.

Contact : Thierry Coulon
Partenariats : Chambre d’Agriculture de la Gironde, INRA de la Gironde.

Alternatives à la lutte chimique contre les maladies cryptogamiques

Les produits dits « alternatifs » représentent une piste pour réduire le recours aux intrants phytosanitaires classiques. Pourtant, leur intégration au vignoble est actuellement très faible : une efficacité partielle et aléatoire, des confusions dans l’homologation et la dénomination des produits, des modes d’actions très différents sont autant de facteurs qui entretiennent un véritable flou autour de cette thématique. L’enjeu est d’évaluer et d’optimiser l’utilisation de produits tels que les Produits Naturels Peu Préoccupants (PNPP), les stimulateurs des défenses naturelles (SDN) contre les principales maladies cryptogamiques de la vigne (mildiou, oïdium, botrytis…). Ceci passe par la réalisation d’expérimentations au vignoble avec des stratégies d’emploi adaptées (associations, alternances) mais aussi par de nouveaux outils complémentaires d’étude (capteurs optiques) adaptés.

Contact : Nicolas Aveline
Partenariats : ITAB, Chambre d’Agriculture de la Gironde, INRA-UMR Santé Végétale, Force A, Institut des Sciences de la Vigne et du Vin, Université Bordeaux 2

 
 
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